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 [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux

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Tyee Amarok

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Race : Loup Garou
Lieu d'habitation : une cabane dans la forêt
Métier/Occupation : Médecin, Secrétaire général de l'OM

MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Mar 29 Juil - 20:39

Tyee poussa un long soupir face aux jérémiades de sa patiente. Elle devenait longue cette journée ! sans jeter de coup d'oeil à la montre qui était accroché au dessus de son bureau, il savait qu'il aurait déjà pu être au fin fond de la forêt, à cette heure-ci. Il savait que les siens l'attendaient avec hâte autour du feu de camp pour se raconter les aventures de la veille au soir. Souvent, les lendemains de pleine lune, les loups changés en homme se congratulaient, se chamaillaient ou fêtaient simplement leur prouesse de bêtes féroces. La forêt gémissait alors au sein des tam-tams, des chants tribales et des danses de la seule meute de Ténébris.

Mais voilà. Ty était coincé dans son bureau avec une malade têtue, butée, curieuse et beaucoup trop intelligente pour qu'il arrive à se faire entendre d'un seul mot. En fait, il commençait à la trouver insupportable... Disons qu'il essayait de se donner toutes les raisons du monde pour la considérer comme capricieuse, mais en son fort intérieur, il savait qu'il approuvait le tempérament dur de la jeune femme !

Raphaëlle Focifère chouinait devant le remède qu'il venait de lui présenter. L'indien avait beau être d'une patience à tout épreuve, il sentait qu'il allait devoir employer les gros moyens. En plus, il n'était pas du genre à laisser tomber, ni à donner raison, ni à reculer face à une décision qui lui semblait juste. Il réfléchissait donc de plus en plus à clouer au lit le docteur Focifère pour cette fin d'après midi et pour la nuit à venir. Bien qu'il pensait que sa température ne baisserait pas avant demain soir, il pourrait être assuré, en utilisant cette tactique, que sa fièvre n'augmente pas plus.

Ty observa la jeune femme. Elle le regardait avec insistance, attendant des réponses à ses nombreuses questions. Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'il était fatigué, qu'il n'avait pas dormi depuis la veille, à part la micro sieste qu'il s'était permise le midi même. Il avait donc de moins en moins envie de perdre du temps et c'est avec un léger accent agacé dans la voix qu'il lui répondit :

"Potassium docteur... Du potassium en très légère quantité, ce n'est pas l'ingrédient le plus pertinent de ce médicament miracle ! Et non, vous n'irez pas travailler aujourd'hui, ni demain, d'ailleurs. Je ne vous laisse pas le choix, docteur Focifère ! Avec 40° de fièvre, je suis contraint de vous ordonner de rester au lit jusqu'à ce que la température redescende.

Tyee fit une pause dans ses déclarations. Il voulait que ces paroles imprègnent le cerveau hors du commun de ce surprenant petit bout de femme. Puis, il envisagea de la menacer pour qu'elle prenne pleinement conscience de l'étendu de son mal. "Ce serait beaucoup trop dangereux pour votre santé, si vous ne vous reposez pas dans les jours qui viennent. Vous savez, la fièvre peut s'empirer. Si votre température monte encore, elle pourrait endommager certaines cellules de votre cerveau, causant des troubles irréversibles qui seraient très ennuyant pour une scientifiue comme vous ! Si vous continuez à le prendre à la légère, docteur Focifère, je serai obligé d'employer les grands moyens et de vous forcer à rester au lit..."
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Raphaëlle Focifère

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Age : 32 ans
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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Mar 29 Juil - 22:11

Le Potassium, c'était donc ça. Il n'était peut-être pas majoritaire il n'en restait pas moins important. Elle dût connaitre qu'elle l'aurait deviné tout de suite si son cerveau avait dénier lui apporter l'information. Mais ce dernier persistait de donner raison à cet insupportable personnage en face d'elle. Il semblait si agacé de s'occuper d'elle. Il ne cherchait même pas à se cacher. Il se montrait si imbu de lui-même, si sûr de lui... Et il avait cette attitude si condescendante à son égard. Plus il prenait de la hauteur, plus elle fulminait.

« Vous m'ordonnez? Mais vous vous prenez pour qui ma parole? Je ne reçois pas d'ordre de vous docteur! Je suis majeure et vaccinée! » finit elle par dire rouge de colère, cette fois. De plus elle ignorait que sa dernière phrase n'était pas à prendre pour un tel sujet, et qu'elle avait une signification plus licencieuse...

Elle se redressa et l'adrénaline produite par ce coup de sang l'aida à paraître en meilleure forme. Elle se laissa glisser le long de la table, pas sûre qu'elle tiendrai debout. Même si elle tanguait légèrement elle ne voulait plus paraître aussi faible. Elle en avait marre que ce drôle de type la prennent pour une petite chose fragile. Elle n'était pas comme ça. Elle se dirigea vers son sac à main qui était sur le sol et le ramassa.

« C'est de ma santé qu'il s'agit pas de la votre! Je refuse de croire que la fièvre endommage mon cerveau... C'est impossible... rien ne peux l'endommager mis à par, peut-être un AVC. Mais je suis sûre d'en être loin! » elle ne parlait plus elle criait presque aussi fort que l'extinction de sa voix imminente lui permettait.

Elle ne voulait pas admettre la peur qui la prenait au trip quand il avait parlé de dommage cérébraux. Elle ne pouvait pas l'admettre. Si elle n'était plus le génie qu'elle était... elle ne serait plus rien. Elle secoua la tête un peu top vivement, presque au bord des larmes. La fièvre et la fatigue dûe à son état avaient raison d'elle. Elle essaya de se relever aussi... trop vivement et elle retomba au sol sur les fesses.

« Merde je ne suis pas en porcelaine! Vous comprenez ça! Je suis assez grande pour me débrouiller toute seule! » dit elle avec véhémence, autant que sa voix brisée l'autoriser a deux doigts de fondre en larmes.

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Tyee Amarok

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Mer 30 Juil - 21:16

Tyee n'était pas psy, mais médecin généraliste. Quand Raphaëlle Focifère commença à s'emporter, il resta plus ou moins pantois. Elle n'avait pas du tout la réaction à laquelle il s'attendait. Sans broncher, sans exprimer sa surprise et sa décontenance, il la regarda se diriger chancelante vers son sac à main, le ramasser de terre et essayer de se remettre sur pied. Il la vit alors tomber sur les fesses et remarqua à quel point elle ressemblait à une enfant désemparée. Il resta bouche bée quand elle s'écria qu'elle n'était pas en porcelaine.

Avait-elle vraiment besoin de le préciser ? L'indien l'avait remarqué. Son fort caractère, son intelligence hors norme et sa soif de savoir lui permettait largement de faire concurrence à n'importe quel loup alpha. Il n'avait pas forcément envie de le reconnaître, mais elle l'avait pris au dépourvu plus d'une fois, lui rentrant dans le lard, gênant la bête qui était en lui, le ramenant dans ses derniers retranchements, le poussant à une patience extrême. Et tout ça le temps d'une consultation...

Sans s'en rendre compte, Ty s'approcha d'elle lentement et c'est là qu'il vit les larmes dans ses yeux. Il manquait plus que ça, qu'elle se mette à pleurer... Ca aurait été le comble de cette longue journée. Mais, même si ses sens s'affolaient en pensant à la consoler, son esprit clairvoyant lui indiquait qu'il y avait peut être un hic à toute cette mascarade. Elle était malade, fatiguée, avait surement la tête en compote par la fièvre et son nez bouché, ses yeux gonflés et sa gorge rugueuse devaient surement la lancer. Parfois, la fièvre faisait délirer certains patients, preuve qu'il était vraiment temps qu'ils se ménagent.

Pour être sûr que cette nouvelle hypothèse soit juste, le docteur en médecine s'accroupit à côté d'elle et plongea ses yeux ambrés au plus profond des yeux bleus du docteur en physique. Il posa sa main droite sur le front de sa patiente et une autre dans sa nuque pour en chercher le pouls. Il sentit la chaleur qui émanait de sa tête et comprit que l'allure à laquelle battait le coeur de Raphaëlle Focifère n'était pas normale. Alors, seuls ses yeux exprimèrent une certaine compassion. Ce n'était pas de la pitié. Dans un murmure, il souffla :


"Vous n'êtes pas faible, docteur. Je n'y crois pas un seul instant. Cependant, laissez moi vous remettre sur pied. Je vous promets que je veux juste vous faciliter vos prochains jours de travail. Après, vous êtes assez grande et intelligente pour savoir ce qui est bon pour vous. Mais, maintenant, mon souhait serait que vous vous reposez. Et, si vous ne vous sentez pas de le faire toute seule, je peux vous donner quelque chose qui vous relaxera."
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Raphaëlle Focifère

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Jeu 31 Juil - 8:28

Raphaëlle était là, à même le sol. Autrement dit le cul par terre. Sa jupe longue s'étalait autour d'elle, ses jambes étaient pliées sous elle. Ses cuisses étaient en contact directe avec le carrelage froid de l'hôpital. Elle ne l'aurait pas admis, mais cela lui faisait un bien fou. Affaiblie par son état de fatigue et par la fièvre, elle laissa son docteur la toucher à nouveau. En comparaison de la température qui émanait d'elle, lui semblait avoir les mains fraîches. Comme un soulagement. Elle ferma les yeux une seconde et poussa un soupir de bien être, puis un frisson. Dû à la fièvre ou alors au sol qui lui glaçait les jambes, mais sûrement pas à autre chose. Elle rougie à nouveau, mettant cette réaction physiologique cette fois sur le coup de la fièvre. Quand elle croisa les yeux compatissants de l'homme en face d'elle, son attitude se mua à nouveau. Raphaëlle confondait la compassion et la pitié. Elle n'en avait aucune. Ni de l'une ni de l'autre. Elle ne faisait jamais dans les sentiments. Pour elle c'était un signe de faiblesse que de laisser les gens croire qu'elle était un être frêle et fragile. Elle le repoussa tout en lui lançant un regard plein de colère. Il disait une chose, mais il en pensait une autre. Voilà ce qui lui vient en tête. Elle secoua la tête doucement, avec une rage presque calculer.

« Je n'ai pas besoin de votre pitié Docteur! Je veux juste retourner travailler! Je n'ai pas besoin de me reposer. »

Se doutant qu'il ne lâcherait pas le morceau lui non plus, elle en appela à ses talents de négociatrice. Et Raphaëlle était la plus mauvaise négociatrice de Ténébris. Elle n'avait pas à intégré que pour avoir une chose, il fallait rogner sur une autre.

« Promis je ne serais pas dans le labo... je travaillerais juste dans mon bureau! J'ai une pile de rapports en retard. Je vais faire ça et puis c'est tout! »

Elle releva la tête pour rester le plus humble possible malgré son état. Elle essayait tant bien que mal de se tenir droite. Si elle sentait cependant une fatigue intense qui engourdissait son corps, elle la rejetait en bloque. Son esprit dominerait son corps, point final!

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Tyee Amarok

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Ven 1 Aoû - 20:16

Toujours accroupi à côté de sa patiente, Tyee était désemparé et découragé. Il avait tout essayé : la gentillesse, la compassion, l'ordre, la froideur, l'appel à son esprit calculateur... Tout. Et, il en était toujours au même point. Elle voulait absolument avoir raison, elle voulait absolument retourner travailler. Dans son état, elle ne ferait qu'aggraver la situation et alors, c'est lui qu'on pointerait du doigt ! Et il n'avait absolument pas besoin de ça ! Lui, le secrétaire général de l'OM, il n'avait pas vraiment envie que certaines autorités de Ténébris ne viennent fouiner dans son travail !

Alors qu'elle était à nouveau en train de subir un accès de rage, elle le repoussa et le visage de Ty se ferma, d'un coup. Tout en lui devint froid. Ses yeux, son expression humble, même son aura de loup. La bête observait la proie devant lui avec une impartialité monumentale. Allait-il passer enfin à l'action ? Méritait-elle encore sa clémence ? Elle était venu à bout de sa patience. L'alpha était réputé pour son écoute et son calme à toute épreuve, mais il n'était pas le maître en la matière. Longtemps, il avait observé Hea qui était le roi de l'attente, pour apprendre les arts du métiers. Il n'avait jamais réussi à le surpasser.

Trop, là, c'était trop. L'indien se pencha un peu plus vers elle et écarta les bras pour l'entourer.
"Vous permettez ?" Ses grands bras musclés sous les manches blanches de sa blouse l'attrapèrent et la serrèrent contre son torse puissant. Puis, il la souleva avec une extrême délicatesse comme s'il s'agissait d'un poids plume. "Ce n'est pas par pitié que je vous emmène sur la table d'auscultation, docteur Focifère. C'est juste que moi je serai plus à l'aise qu'ici, assis par terre." Et ça, c'était vrai.

Avec ménagement, le médecin installa le docteur sur la table et alla chercher une nouvelle fois quelque chose dans un tiroir de son bureau. Il revint avec en main une cuillère et une fiole noire opaque. Elle ne pouvait pas lire l'inscription qui se trouvait sur le bouchon, puisqu'elle était cachée dans sa grande main. Il tendit la cuillère au docteur en physique, déboucha le flacon et renversa minutieusement son contenant dans le fond de l'ustensile utilisé plus en cuisine qu'en médecine.


"Buvez ! C'est un autre liquide miracle contre la fièvre..."

Puis, Tyee reposa le flacon sur une étagère non loin d'eux. Sur le bouchon était écrit en lettres grasses noires : Benzodiazépine.
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Raphaëlle Focifère

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Lun 4 Aoû - 19:32

Raphaëlle sentit immédiatement le changement d'attitude de son médecin. Il venait de se fermer... comme une huître. Il afficha un air froid doublé d'un calme olympien. C'en n'était presque effrayant. Tout chez lui donna une impression de danger à Raphaëlle. Cependant, elle ne détourna pas le regard. Il ne fallait pas qu'elle faiblisse. Quand il écarta ses bras pour la prendre dans les siens, son coeur fit un bon dans sa poitrine. Même si elle s'était raidit pour être plus difficile à porter, il la souleva comme si de rien était. Et très vite elle se retrouva dans ses bras - musclés - contre son torse - puissant. Sa tête vient se poser délicatement dans le creux de son épaule. Son odeur l'enivra. Il sentait le sapin, la foret, la fumée... Mais pas un de ses parfums réalisés chimiquement... non il ne semblait pas porter de parfum justement... Son odeur était parfaitement naturelle.

Elle faillit se faire prendre au piège. C'était donc ça que les abeilles vivaient quand les gens mettaient un peu de sirop ou de miel dans une boite, ayant pour but de les emprisonnées? Elle n'avait pas le cerveau d'une guêpe, ni d'une abeille et encore moins d'une mouche! Il lui fallut faire appel toutes ses forces mentales pour lutter contre lui. Au bout de quelques secondes, elle se débattit, sans grandes convictions. Elle battait pieds, des jambes et essayait de le repousser avec ses bras... Mais ce type si horripilant était beaucoup plus fort qu'elle. Quand il la posa, délicatement elle le fusilla du regard, rouge de confusion.

« J'aurais très bien put me déplacer toute seule » lâcha t elle avec énervement. BIP... Mensonge... « ...enfin j'aurais au moins pu marcher... »BIP re-mensonge « ... ou essayer? »... Pas de bip cérébrale.

Quand il lui donna la cuillère avec le médicament miracle, elle écarquilla les yeux! Alors donc c'était possible? Elle avait eu raison de ne pas se laisser faire. Si elle avait cédé elle aurait manqué presque deux jours de travail... Le fourbe, il aurait pu lui dire avant. Elle porta la cuillère à ses lèvres et avala le liquide. Mais une fois en contact avec son palais, tout aussi engourdi qu'il soit, son cerveau lui envoya un signal de danger, mais trop tard... elle déglutit. Un goût à la fois amer et métallique stagna dans sa bouche. Cette horrible impression d'avoir sucer des clous lui réveilla quelques souvenirs enfuis. Ce truc elle le connaissait! Elle en avait prit pendant trois ans, juste après s'être faite agressée par un loup-garou dans la forêt. Elle leva les yeux vers son médecin surprise par sa fourberie. Elle n'eu pas le temps de s'énerver... Elle devait vérifier avant...

« Mais c'est... » elle leva doucement la main vers l'étagère. Ses doigts engourdis essayèrent de pendre la fiole qui lui glissa plusieurs de la main, avant de finir par terre. Ses forces l'abandonnaient complètement. Elle baissa les yeux vers le bouchon... et lu. LE TRAÎTRE. Ce fut sa seule pensée. Elle avait beau essayer de lutter contre la dogue... elle savait qu'elle ne gagnerait pas...

Elle releva sa tête vers lui et plongea son regard dans ses yeux ambrés de foutu traître fourbe et escroc. Elle aurait du être en colère...mais elle était calme... trop calme! Et ce n'était pas seulement l'effet du sédatif. Elle tendit ses bras vers lui et l'agrippa au niveau du col de sa blouse, juste avant de le tirer vers elle. Elle se redressa une dernière fois et l'embrassa. Longuement... Elle aurait pu vraiment aimer ce contact, vraiment! Ses lèvres étaient chaudes et moelleuses... Elle se décolla même à regret.

« Quand vous aurez choppé mes microbes... nous seront quittes... et si... vous n'êtes...pas malade... je ... je ... touv...erais...quand...même... » un blanc... « venger ». Elle parlait de moins en moins clairement. Sa voix semblait s'éteindre. Ses forces la quittaient. Sa respiration ralentissait... Et au furet à mesure qu'elle parlait tout disparaissait autour d'elle. Ce fut ensuite le trou noir.

Raphaëlle sombra et bascula vers l'avant, directement dans les bras de son docteur, sa tête contre son épaule.

(HJ remercions Gemma pour son idée lumineuse! )

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Mar 5 Aoû - 21:58

[HJ : Alice, je te retiens pour tes idées génialissimes !! :p]

Tyee laissa échapper un énorme sourire vainqueur quand il vit le docteur Focifère avaler le contenu de la cuillère et le sédatif qui allait avec. Fier de l'avoir enfin rouler dans la farine, il jubilait. Si son comportement habituel avait été très expressif, il aurait littéralement sauter au plafond en criant un halleluja monumental. Mais, il n'était pas du tout comme ça et il se contenta donc de sourire en dévoilant ses crocs blancs, ce qui était déjà quelque chose d'extraordinaire le connaissant.

L'indien jubilait donc. Peut être un peu trop vite ! Raphaëlle Focifère comprit très rapidement son stratagème. Il fallait dire qu'elle n'était pas folle l'abeille, loin de là ! Elle avait plus un énorme cerveau de compétition qui la rendait complètement imprévisible. Et ça, Tyee ne l'avait pas encore totalement intégré depuis le début de sa consultation. Elle essaya d'attraper la fiole qu'il avait posé sur l'étagère et la fit tomber par terre. Puis, elle sembla prise d'une nouvelle colère noire, mais cette fois-ci, les gestes qui suivirent son dur regard bleu acier, étaient d'une précision nettement calculée.

En fait, à partir de cet instant là, Ty fut complètement pris dans son mutisme. Froid de nature, méfiant envers les hommes, n'appréciant pas forcément le contact physique et complètement surpris par ce qu'elle venait de faire, il ne bougea pas d'un pouce, obtempéra et rentra dans une torpeur qu'il n'avait encore jamais connu avant. Choqué, tout son être se raidit et le loup s'enfuit au plus profond de son esprit. Et pour encore plus en ajouter à son effroi, la scène suivante se passa, d'après lui, d'une lenteur (in)espérée !

Raphaëlle Focifère l'attrapa par le col de sa blouse, le tira vers lui d'un geste assuré et l'embrassa.

Oups ! Gros bug ! Elle a fait quoi ? Elle l'a embrassé. Oui ! Ca faisait deux jours que cet événement s'était produit, ça faisait deux jours qu'après ça elle s'était endormie sur son épaule et ça faisait deux jours qu'il n'en revenait toujours pas. Après ce véritable affront, il lui avait fallu quelques secondes pour comprendre, quelques minutes pour se remettre des différents frissons qui lui parcouraient le corps et quelques autres minutes pour reprendre le contrôle de sa tête. Après, il avait reposé délicatement le docteur Focifère et avait appelé un infirmier.

Celui-ci l'avait aidé à la transporter au service d'éveil de l'hôpital, lui avait posé une perf et avait établi la fiche des différents médicaments qu'elle devait prendre, prescrite par les soins du docteur Amarok. Elle avait été sa dernière et sa plus pénible patiente de la journée et il était rentré dans la forêt, lessivé. Puis, le lendemain et le surlendemain, il était passé la voir une fois le matin et une fois en début d'après midi. Pourquoi faire ? Même lui ne le savait pas vraiment, il voulait juste vérifier son état de santé.

Alors qu'il revenait de sa pause café du réfectoire des internes de l'étage 4, deux jours plus tard, il emprunta l'ascenseur de l'aile nord. Et quand la porte s'ouvrit pour le laisser entrer, il n'y avait qu'une seule personne présente dans le petit enclot qui s'élevait ou descendait au grès du flot des médecins et des patients. Stupéfait, il bloqua la porte et plongea son regard ambré dans des yeux bleus encore un peu endormis.
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Raphaëlle Focifère

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Mer 6 Aoû - 10:04

Quand Raphaëlle ouvrit enfin ses yeux, ils picotaient. Elle cligna plusieurs fois. Quand cette étape fut franchie elle regarda autour d'elle. Tout était d'un vert très moche... *hôpital* se dit elle. Elle se redressa doucement et remarqua que son bras était entravé par une perfusion, qu'elle arracha aussitôt. Mais que diable c'était il passée? Elle avait fait un malaise? Elle chercha à se remémorer des derniers événements. Elle était malade. Elle était allée voir le médecin. Oui c'était ça! Un type d'une beauté éblouissante, mais aussi buté qu'un âne! Il voulait qu'elle se repose... elle ne voulait pas. Il l'avait portée et droguée! C'était ça... oui il l'avait mise sous Benzodiazépine. Puis après avoir prit ce médoc infâme donné par un médecin tout aussi infâme... le trou noir. Plus aucun souvenir! Elle avait dû sombrer dès qu'elle avait fait tomber la fiole. Rien que ses derniers souvenirs étaient très confus... donc... elle était tombée dans les pommes. Elle pesta contre ce type. Un sale traître! Voilà ce qu'il était!

Elle secoua la tête et estima qu'elle avait assez perdu de temps à chercher quelques fastes réminiscences! Elle n'allait pas y passer la journée non plus! D'ailleurs quelle heure était il au juste? Elle se redressa, s'étira. Elle allait mieux. Bien qu'elle sente encore les effets de la drogue dans son organisme, sa fièvre avait considérablement baissée. Elle se toucha le front, bon elle devait avoir atteint un trente-huit raisonnable. La crève ne l'avait pas loupée! Elle posa doucement ses pieds nus au sol. Quand elle se redressa elle était en blouse d'hôpital. Un truc rose hideux avec des petits clowns dessus! Sa première réaction fut brève! Elle cracha un « les enfoirés » à voix basse. On lui avait mis une blouse taille enfant et c'était super vexant! Elle attrapa ses affaires en vitesse. Un petit cabas rose pale avec une lettre dedans, était posé sur une chaise. Un mot de sa mère.

« Mon Ange, je sais que quand tu te réveilleras, tu ne nous appelleras pas, alors j'ai pris les devants et je t'ai apporté des vêtements propres. Je suis passée chez toi avec ton père, nous avons nourris tes chats, j'ai fais une lessive, la vaisselle et j'ai remplis ton frigo vide de bonnes choses à manger. Bisous Maman et Papa »

Elle pesta, mais elle devait avouer qu'elle était contente d'avoir des vêtements propres dans lesquels, elle n'avait pas sué. Mais fidèle à elle-même, sa mère lui avait prévue une robe ridicule, qu'elle portait ado, quand elle n'avait pas le choix ainsi qu'un gilet léger et une paire de sandales plates. Elle aurait l'air d'une gamine dedans! Mais comme sa tenue initiale n'était pas la, elle n'avait pas le choix, sa mère avait dû la prendre pour la laver. Elle se glissa dans une petite robe aux motifs floraux qu'elle trouvait ridicules. Aucun décollé, elle cachait ses cicatrices depuis ses douze ans et ses parents l'avaient bien intégré, mais en revanche elle marquait sa taille, qu'elle trouvait trop maigre. Sa tenue s'arrêtait à mi-cuisse, comme toutes les robes de la saison estivale, laissant visible ses longues jambes blanches. Elle se regarda dans la glace avec une grimace. Elle détestait cette image de femme-enfant que celui-ci lui renvoyait. Cette tenue laissait voir trop de parties nues de son corps, tel que ses jambes, ses bras, son dos et qu'elle la trouvait trop moulante au niveau du buste. Elle était d'une grande pudeur et elle se sentait vulgaire ce qui était loin d'être le cas! Ses cheveux étaient en pagailles, comme toujours. Mais elle ne voulait pas perdre plus de temps à les coiffer, il fallait qu'elle parte et vite. Elle se contenta de les lâcher, laissant ainsi ses belles boucles cuivrées rebelles en libertés. Elle passa juste sa main dans son épaisse tignasse pour leur donner une forme plus harmonieuse.

Elle choppa son sac par la lanière et sortit de sa chambre puis elle attrapa une infirmière au vol. Elle lui demanda tout d'abord l'heure qu'il était. "Onze heures" lui avait dit cette dernière. Raphaëlle, excédée, leva les yeux au ciel. Elle avait dormit tout ce temps? Presque une vingtaine d'heure? Ignorant qu'elle était la depuis deux jours, elle demanda à signer une décharge, pour partir d'ici. L'infirmière lui indiqua qu'il fallait se rendre à l'accueil pour toutes démarches administratives. Sans avoir le temps de prendre plus d'information, elle partit. Elle dû attendre qu'un flot de gens sorte de l'ascenseur pour rentrée dedans. Enfin seule! Elle était épuisée. Elle fût prise d'une longue quinte de toux. L'effet de la drogue n'avait pas encore quittée son organisme. La petite fièvre qu'elle avait n'aidait pas non plus à la tenir parfaitement éveillée. Elle s'adossa contre la paroi. Elle se sentait encore faible mais hors de question qu'elle reste une minute de plus dans ce lieu lugubre où elle risquait de croiser cet horrible type séduisant!

L'ascenseur marqua un arrêt, s'ouvrit. Un homme étant sur le pas de la porte, près à renter. Lui et ses yeux ambrés semblaient très étonnés de la voir ici. Ce fourbe qui affichait toujours une expression froide, distante et imperturbable... sur ce coup là, il s'était foiré en beauté!

« Oh nan pas lui! » dit elle, persuadée qu'elle parlait dans sa tête

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Jeu 7 Aoû - 20:01

Tyee accueillit la remarque du docteur Focifère avec un haussement de sourcil, puis son visage afficha un grand calme et une grande sérénité. Toujours sur le pas de l'ascenseur, il maintenait la porte ouverte pour éviter qu'elle ne lui file entre les doigts, comme elle s'apprêtait à le faire. Il la regarda. Ses yeux ambrés inexpressifs qui avaient d'abord rencontré deux tâches bleus intelligentes, s'attardèrent sur la forme générale de la petite rousse qu'il avait en face de lui.

Petite, ça oui, elle l'était. Chaussée de sandale plate, elle ne lui arrivait même pas à l'épaule. Ca la rendait mignonne et peut être un peu plus jeune. Mais ça, en quoi cela pouvait-il l'intéresser ? Une seconde de plus, un flash dans son esprit.

Puis, Ty remarqua qu'elle portait une robe courte à fleur et il ne lui semblait pas l'avoir vu habiller de la sorte lors de leur première rencontre... Cette robe avait un réel avantage de mettre relativement bien ses formes en valeur. Elle avait de longues jambes, peut être un peu (trop) blanches, et surtout une taille fine, de guêpe, que de nombreuses femmes pourraient lui envier. Le tableau qu'il avait sous les yeux était donc d'une véritable harmonie féminine. Mais ça, à part pour le plaisir des yeux d'un homme, pourquoi cela devait-il l'impressionner ? Une seconde de plus, une sensation sur ses lèvres.

Ce qui accrocha son regard impressionné, fut cette volumineuse tignasse rousse qui lui encadrait le visage avec fluidité. Ses boucles au couleur de feu semblaient aussi soyeuses que le duvet d'un jeune louveteau. Cela l'emmena loin dans ses souvenirs : lui, enfant sur les genoux de sa mère, écoutant les histoires des vieux indiens, le regard plongé dans les couleurs chatoyantes orange et or des braises du chaman. Mais ça, à part le rendre complètement admiratif, en quoi la contemplation d'une (telle) beauté naturelle lui était-il utile ? Une seconde de plus, l'étreinte chaleureuse d'une inconnue.

Après une longue minute d'un silence pesant, le docteur Amarok chassa ses pensées et ses souvenirs pour reprendre un esprit clair. Il regardait toujours sa patiente de deux ambres indéchiffrables et chercha ses mots. Depuis quand était-elle réveillée ? Il réfléchit. Il était 11h et il était arrivé le matin même aux alentours de 8h. Il avait pris le temps de prendre ses aises dans son bureau, lu les différents rapports des infirmiers de nuit qui avait veillé sur ses patients pendant son absence et pris un bon café. Ce n'était qu'à peine 10h passé qu'il s'était rendu au chevet de Raphaëlle Focifère pour veiller sur elle et sur l'abaissement de sa température corporelle.

Cela faisait donc un peu moins d'une heure que l'indien l'avait quitté endormie sur son lit d'hôpital. Elle était debout depuis peu. Retenant toujours l'ascenseur, ses yeux toujours plantés dans les siens, le visage toujours aussi de marbre que les escaliers de la grande place de Ténébris devant la mairie et de sa voix toujours aussi froide, il dit :
"Docteur Focifère. Vous allez quelque part ?"
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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Ven 8 Aoû - 10:22

La minute de silence qui avait suivi la remarque de Raphaëlle, lui sembla interminablement longue. Mis à part le haussement de sourcil du Docteur Beau-Gosse-Menteur, ce dernier un visage aussi impassible qu'inexpressif et aussi froid comme le marbre d'une pierre tombale. Il la dévisageait des pieds à la tête. Elle sentait son regard s'attarder sur ses jambes nues, sur sa taille trop fine et sur ses horribles cheveux bouclés! Elle se sentait plus ridicule que jamais. Vulgaire! Il devait la prendre pour une fille déséquilibrée, qui s'exhibait au grès des envies.

Cependant, Raphaëlle n'aimait pas perdre la face. Et encore moins devant un individu qui devait mentir et tricher pour parvenir à ses fins. Elle aurait aussi voulu fuir le sas de l'ascenseur, mais il se tenait fixement au niveau des portes, rendant ainsi toute tentative de prendre la poudre d'escampette impossible. Elle l'assassina du regard. Visiblement, la bataille entre eux deux n'était pas finie.

Elle déglutit et s'avança vers lui pour sortir malgré tout. Même si elle n'était qu'au quatrième étage et qu'elle voulait se rendre au rez de chaussé, elle tenta. Elle tendit sa main en direction de son torse -qu'elle se souvenait confortable- pour le repousser. Si elle ne partait pas immédiatement, elle ne savait pas si elle y arriverait plus tard. Sans mettre ça sur le compte d'un manque de volonté, si sa fièvre venait à ré-augmenter, elle serait trop mal en point pour rentrer toute seule!

« Bien sûr, je vais travailler pardi! Où donc voulez-vous que je me rende un vendredi matin! » dit elle avec beaucoup de suffisance dans la voix. « Je suis assez en retard comme ça! N'allez pas encore aggraver les choses! »

Bien sûr elle ignorait que la date du jour était samedi et non vendredi. Qu'elle était en week-end et qu'elle ne travaillait pas ce jour là. Elle leva ses yeux bleu-glacés vers les siens. Elle ne se souvenait plus du baiser de la vengeance, qu'elle lui avait donné. Mais quand elle le regarda, son attention se bloqua sur ses lèvres chaudes et moelleuses... Tiens donc. Comment d'ailleurs pouvait elle le savoir ça?

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Ven 8 Aoû - 12:26

Tyee la regarda s'approcher de lui. Elle posa sa main sur son torse et amorça une certaine pression. Elle voulait quoi ? Qu'il bouge ? Intérieurement, il sourit. Il resta campé sur ses positions. Ce n'était pas avec si peu de force qu'elle arriverait à le pousser du passage. Du haut de son 1m87, il la toisa. Il la trouvait légèrement gonflée de faire comme si de rien était, alors que deux jours précédents, elle se jetait sur lui pour l'embrasser.

Le docteur Focifère n'était pas la seule et l'unique groupie du fan club que Ty formait à chaque endroit qu'il fréquentait ! Elles étaient nombreuses à vouloir se l'approprier et à le trouver canon ! D'ailleurs, il l'était, mais il en avait que faire de son apparence physique, il était juste heureux de ressembler à sa mère. Donc, nous disions que Raphaëlle Focifère n'était pas la première à vouloir les bonnes faveurs du médecin généraliste. De nombreuses femmes lui tournaient déjà autour comme s'il était un chaton abandonné ! Mais, jamais aucune d'elles taisaient un baiser volé. Non, elles se le racontaient toutes, comme pour devenir des vedettes locales.

L'indien voulut garder une certaine logique. Si la demoiselle en face de lui se comportait de manière naturelle et qu'elle faisait comme si de rien était, soit le baiser ne lui avait pas plu, - et son esprit poussa un soupir de soulagement, (ou pas ?!) - soit elle n'en avait aucun souvenir. Du point de vue du médecin, cette dernière hypothèse était probable, puisque le docteur en physique subissait alors une méchante fièvre et pouvait être la victime d'une hallucination.

Prenant cette hypothèse pour argent comptant, Tyee fit tout naturellement un pas en avant pour bloquer l'avancée du docteur et pour libérer le passage des portes. Ils se retrouvèrent donc nez à nez, à quelques centimètres de distance l'un de l'autre. Ses longs cheveux noirs tombaient dans son dos, tranchant avec sa blouse blanche de docteur, mais tombaient aussi sur les bras nus de Raphaëlle. Ses yeux ambrés étaient toujours plantés dans les deux tâches de ciel bleu et l'espace d'un instant une certaine malice y pétilla.

Les portes derrière lui se refermèrent et la température dans l'ascenseur sembla se réchauffer. Sur son visage de marbre, commença, lentement mais surement, à se dessiner un sourire, mi-charmeur, mi-moqueur. Tout doucement, il se pencha en avant vers elle, délicatement.

Arrivé à quelques centimètres de son visage, Ty tourna la tête et tendit le bras droit sur le côté pour appuyer sur le bouton d'un étage. Puis, il se remit bien droit, son visage redevînt inexpressif et il bougea dans le petit espace pour s'adosser à la parois du fond. L'ascenseur commença sa longue descente vers le rez de chaussée, pendant ce temps, il regarda le docteur Focifère et railla :


"Pour aller travailler, et si vous travaillez un samedi, il faut descendre au 0 docteur Focifère. Et pour quitter l'hôpital, il faut que votre médecin signe une décharge... L'a-t-il signé docteur ?"
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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Ven 8 Aoû - 14:43

Il ne se poussa pas. Pire encore, il entra sans SON ascenseur. Raphaëlle se raidi. Sa main contre le torse -puissant- de ce type se crispa. Ils avaient cette manie l'un comme l'autre de se fixer dans les yeux comme s'ils s'agissaient d'un combat mental. Mais ils ne jouaient pas dans la même cour. C'est ce qu'elle pensait tout du moins. Elle n'était pas habituée à perdre. Les combats mentaux, ça la connaissait bien. Elle n'en avait perdu qu'un seul... et cela remontait à plus de dix-sept ans en arrière. Alors ce n'était pas un Tribal, simple docteur, surement moins intelligent qu'elle qui allait l'emporter.

Les cheveux du Docteur Amarok lui tombaient sur ses bras nus. Sa première réaction fut une violente jalousie. Pourquoi lui avait le droit à des magnifique cheveux raides et soyeux? Alors qu'elle se trimbalait une tignasse indomptable qui frisaient dès que le temps était un peu humide. Sa seconde réaction fut de dégager sa main. Elle n'avait aucune chance par la force. Il était plus grand, voir beaucoup plus grand qu'elle.

Ce qui l'étonna le plus fût l'air malicieux qu'il afficha. Sans savoir pourquoi, un frisson parcourus son échine en signe de danger. Quand il se pencha vraiment vers elle, elle eut droit à une nouvelle vague d'odeur. Cette fois ce fut une odeur d'épice qui lui parvint aux narines. Pourquoi diable fallait-il qu'il sente si bon? Elle devait absolument se ressaisir. Cependant, son air charmeur la mit vraiment sur la défensive. C'était un trait de caractère qu'elle ne lui avait pas imaginé. Et, vu comment ce type là était fourbe, c'était surement pas naturel. Puis, il parla. Son haleine était fraîche et lui dévoila un reste de réminiscence bien enfuit dans son cerveau.

Surprise de ce que son cerveau lui dévoila, elle lâcha son sac, écarquilla les yeux... Ses méninges lui envoyaient plusieurs signaux différant. Elle resta en face de lui quelques secondes la bouche entre ouverte... comme si elle avait buggé. Et pour ça... son système cérébrale avait planté. Elle encaissa toutes les infos d'un coup. La première chose qui lui revint en mémoire, c'était la chaleur de ses lèvres. Puis l'étrange douceur de ses dernières. Enfin le contact moelleux de leur deux bouches, l'une contre l'autre. Elle ne pouvait pas le nier, elle avait aimer ce contact. Et c'est à regret qu'elle se l’admettait mentalement. Il était hors de question qu'elle l'avoue à voix haute! Mais merde alors... sans qu'il embrasse, il embrassait bien! Elle n'osait même pas imaginer dans quel état elle aurait été s'il ait décidé d'y répondre! Mais elle avait commis cet acte d'une grande impudeur par vengeance! Ne autre information qui fit vibré son bulbe rachidien... fut le jour de la semaine. Elle avait dormit presque vingt heure... par quarante. Il se trompait donc. La dernière chose était le fait qu'elle ai besoin d'une signature sur sa décharge. Trop de pensées en même temps. Elle lutta pour remettre tout en ordre dans son crâne. Puis, elle se redressa droite devant lui. Elle l'observa attentivement.

« Oh mince alors... vous êtes en bonne santé! On dirait que je me suis sacrifiée pour rien. » dit elle en secouant la tête. Bon elle n'avait sacrifié que sa dignité dans l'histoire. Mais elle essayerait de la retrouver.. et vite.

« Par contre... nous ne sommes pas Samedi... hier nous étions jeudi, et comme vous ne semblait pas connaitre les jours de la semaine... Après jeudi c'est vendredi! Et je suis en retard à mon travail... » dit elle comme si elle parlait à un débile.

« En ce qui concerne le mot du docteur, je suis suivi par le Docteur Tiphaine Hornier. Vous savez cette grande blonde, plutôt jolie, avec un QI de poule? » dit elle sur le même ton. Bon elle n'avait pas grande estime pour cette femme, mais il fallait avouer qu'elle se sentait soulagée de savoir qu'elle était toujours son médecin référant.

Elle se baissa pour reprendre son sac. Même si elle ne s'en rendait pas compte, Raphaëlle était une femme plutôt gracieuse. Ses gestes étaient souples. En se baissant elle dévoila également un peu plus de chair. Elle essaya de ne pas y penser. Mais c'était cette pudeur qu'elle ressentait, qui la rendait si douce en apparence. Elle pensait qu'elle avait l'air d'une banlieusarde avec la quarantaine qui se prenait pour une ado, avec ce sac. Mais elle ne devait plus penser à son apparence et se concentrer sur ce qu'elle faisait. Bien que l'ambiance soit plutôt chaude ici, elle choisit de s'éloigner de lui et de s'adosser à la paroi vitrée. Elle voulait éviter un nouvel incident. Et ce type aussi ignoble soit il pouvait lui faire commettre d'autres bavures, bien pire qu'un simple baiser vengeur, volé...

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Sam 9 Aoû - 12:28

Lui, il était debout adossé à la parois du fond de l'ascenseur. Elle, elle s'était calée contre la paroi vitrée sur son côté gauche, après avoir récupérer toutes ses affaires qu'elle avait laissé tomber sur le sol. Silencieusement, Tyee l'observait. Depuis qu'elle s'était placée là, elle avait gardé les yeux baissés sur ses pieds et semblait ne plus vouloir les relever comme pour l'éviter. Elle avait enfin recouvert la mémoire, et même si elle parut estomaquée, choquée et gênée de son acte, elle garda la tête haute. Et cela lui plut.

Les yeux ambrés du loup s'attardèrent une nouvelle fois sur ses jambes nus, puis sur ses cheveux roux en pagaille. Il apprécia plus ou moins (plus que moins) le tableau et préféra abandonner sa contemplation pour éviter une nouvelle crise d’hystérie. Il pressentait déjà les prochaines minutes comme très difficiles pour ses nerfs et préféra porter son attention sur le petit compteur électronique accroché au dessus de la porte en métal de l'ascenseur. Il indiquait le chiffre 2. Lentement, ils s'approchaient du rez de chaussée et intérieurement, sans comprendre pourquoi, il avait envie que l'ascenseur s'arrête.

Ty repensa à ce qu'elle avait dit un étage plus haut. Elle croyait vraiment être vendredi et elle n'avait pas idée des personnes en charge de son dossier médical. Elle n'avait donc pas conscience de ce qui allait se produire en arrivant à l'accueil pour sortir. Il aurait bien voulu la mettre en garde et lui expliquer la situation. Mais d'une, il savait qu'elle ne l'appréciait pas, même si elle l'avait déjà embrassé une fois, et que de ce fait elle ne le croirait absolument pas et lui piquerait la même crise que dans son bureau lors de sa consultation. De deux, il n'était vraiment pas bavard, appréciait le silence quand il le pouvait et ne savait pas quoi lui dire et surtout comment lui dire. De trois, il décida donc de laisser les infirmières de l'accueil de lui donner toutes ses informations et il attendait avec impatience de voir la tête qu'elle ferait à ce moment là.

La descente sur les deux derniers étages fila donc dans un silence pesant. Le docteur Amarok ne pouvait s'empêcher de repenser à ce moment de mutisme qu'il avait subi deux jours plus tôt. Et, il ne comptait plus avoir une telle surprise désormais. De toute façon, ils n'étaient surement pas amenés à se revoir un jour, enfin c'est ce qu'il espérait (ou pas). Bref, plus il y pensait, plus la bête en lui s'affolait et plus son aura dégageait une certaine chaleur (dose de testostérone dont n'importe quelle personne du sexe opposée pouvait en sentir les effets...). Et c'est avec soulagement qu'il vit le 0 s'afficher sur le cadran.
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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Sam 9 Aoû - 13:54

Ses pieds. Cette fois-ci Raphaëlle essaya de les trouver très intéressants. Ils ressemblaient à des pieds... quoi! Merde. Et ses sandales? Elles n'étaient pas neuves, mais elle ne les portait jamais. Mais bon c'était juste des sandales quoi! Ahhhh merde. Elle devait essayer de fixer son esprit sur autre chose que ce type ulta sexy. Et puis quoi c'est vrai après tout! Il avait certes de magnifiques cheveux d'ébène soyeux où elle adorait y passer les doigts... un torse puissant et dur, de sublimes abdos sculptés dans du béton, des bras musclés pour la porter, une épaule confortable où elle aimerait à nouveau poser sa tête... En plus, il était vraiment grand et quand elle était aussi près de lui, elle... Arf! Non, non, non et non! Elle devait arrêter avec ça! Elle ferma les yeux et laissa aller sa tête contre la paroi. Etre aussi séduisant et sexy devrait être puni de la peine de mort!

L'atmosphère était vraiment brûlante! Elle avait du mal à rester en place sans bouger. Diable! Pourquoi ce salop était aussi... séduisant? Et ce silence ente eux était étouffant. Puis ce fut comme si une vague de sensation qui se déversait en elle. Elle repensa à ses lèvres... puis un petit sourire apparu sur les siennes... Elle se redressa en alerte. Elle se flagella mentalement! Merde, elle ait un QI de 155, elle arrivait à intégrer tout ce qu'elle liait, mais ne pouvait s'empêcher son cerveau de dériver? Hors de question que celui-ci parte là où elle ne l'autorisait pas! Elle se posa une petite équation différentielle mentalement. Elle avait toujours été forte à ce petit jeu là. De quoi s'occuper les méninges le temps que cet escargot d'ascenseur arrive enfin à destination.

x'(t)=Kx(t)

Euh... Merde! Pourquoi ses connections synaptiques ne réagissaient plus? Pfff ce salop! C'était de sa faute! S'il n'avait pas squatté son ascenseur à elle, elle en serait pas là, à essayer de résoudre une toute simple équation différentielle de base!

Le BIP sauveur annonça enfin l'arrivée. Enfin! Sans demander son reste, droite, fière et hautaine, elle sortit en prenant soin de l'ignorer royalement. Elle arriva à l'accueille. Une jeune femme d'une beauté hors norme, issue elle aussi de la culture Tribale lui expliqua la situation. C'était officiellement pas possible qu'ils soient humains! Ils étaient tous trop beaux dans ce milieu ou quoi? Elle l'écouta avec un grand sourire. En son fort intérieur, elle fulminait. Ainsi donc, ce type ne s'était pas donné la peine de la reprendre quand elle lui avait parlé de la date. Non il la prenait pour une conne visiblement! Et pire encore c'était lui et lui seul, son médecin référant. Le Docteur Hornier n'était plus le sien.

« Oh, mais je comprends bien la problématique qu'il est posé Mademoiselle... Je comprends aussi très bien ce que vous me dites... Vous permettez? » Raphaëlle d'un calme olympien, que lui connaissait déjà le Docteur Amarok, quand elle était vraiment hors d'elle, se hissa sur le comptoir. Ses jambes nues battaient dans le vide et elle se pencha sur le bureau de l'infirmière. Elle y attrapa une agrafeuse, un tube de colle ainsi que deux ou trois objets ridicules. « Je vous les rends très vite... j'en ai besoin maintenant... »

Puis toujours avec ce même calme, elle se tourna vers son nouveau médecin référant, un grand sourire illuminait son visage. Elle lui lança tous les objets qu'elle avait en main, les uns après les autres.

« Espèce de salop sournois! Ça vous amuse vraiment de me prendre pour une idiote non! Crétin! Abrutit! Ça vous auriez brûlé la langue de me dire que vous m'aviez droguée deux jours!!! » Elle était furieuse et ça se voyait! Elle continua de l'affubler de plusieurs noms d'oiseaux...

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Dim 10 Aoû - 11:59

Raphaëlle Focifère ne demanda pas son reste. Elle sortit en trombe de l'ascenseur en se dirigeant vers l'accueil. Tyee n'eut même pas le temps de lever le petit doigt. Surpris par cette réaction, parce que pour une fois il n'avait rien fait de mal, il essaya de la suivre calmement. Mais, elle marchait vite et il n'avait pas pour habitude d'aligner un pas après l'autre avec tant de rapidité. Il arriva donc quelques secondes après elle devant Ehawee, l'infirmière de garde et la soeur de son meilleur ami.

Le docteur avait déjà fait les présentations, Ty n'avait donc pas eu besoin d'en rajouter. Il contourna discrètement le comptoir et rentra dans le petit espace réservé aux infirmières. Il était peut être l'un des seuls médecins de l'hôpital qui avait le privilège de s'y aventurer. Les infirmières étaient intransigeantes avec les autres, l'accueil était leur endroit, là où elles pouvaient jouer les commères sans qu'un médecin viennent y interférer. Cependant, le docteur Amarok était différent et elles l'appréciaient.

L'indien se glissa donc derrière la petite soeur de son meilleur ami et posa une main sur son épaule. Elle leva alors ses grands yeux sombres vers lui et un franc sourire éclaira son joli visage fin et délicat. Ils s'étaient déjà vu un peu plus tôt dans la forêt, mais pas depuis. Fort de leur complicité, ils oublièrent le temps d'un regard le doctor Focifère qui piétinait d'impatience. Puis, redevenant professionnels, l'infirmière à la peau rouge et aux longs cheveux noirs nattés en une seule tresse lui tombant dans le dos, au niveau des reins, quitta sa chaise en poussant amicalement le docteur Amarok d'un
*Ty, tu me gènes, retourne de l'autre côté du comptoir !* et chercha un classeur où était inscrit en gros sur la couverture, formulaire d'autorisation de sortie.

Pendant qu'Ehawee ouvrait le classeur et cherchait à la lettre F le nom du docteur en physique, Tyee la couvait des yeux comme s'il s'agissait de sa propre petite soeur. Quand la femme, qui avait presque 20cm de plus que Raphaëlle, leva la tête et annonça qu'elle n'avait pas le dit-formulaire de sortie encore signé d'une main experte en médecine, il reporta son attention sur celle, qui avait eu l'avantage de l'embrasser deux jours plus tôt.

Ehawee expliqua calmement au docteur Focifère la situation dans laquelle elle se trouvait. Pour pouvoir sortir de l'hôpital, il fallait l'autorisation de son médecin référent, qui n'était pas son médecin traitant. Ainsi, le docteur Hornier n'avait aucun pouvoir et le seul qui devait s'en occuper était la personne qui avait signé le papier d'admission. Autrement dit, le docteur Tyee Amarok, ici présent. Ce dernier ne fit aucune remarque et ne broncha pas quand les deux femmes le regardèrent, en même temps. L'une l'assassinait, l'autre l'admirait.

Restant de marbre, Tyee regarda alors tranquillement la réaction de Raphaëlle Focifère et il ne fut pas déçu. Il avait déjà pressenti dans l'ascenseur que le pire n'était pas encore passé. Calmement, elle se hissa sur le comptoir. Calmement, elle attrapa les quelques objets utiles aux infirmières de garde. Calmement, elle s'adressa à sa soeur louve. Calmement, elle se tourna vers lui. Et là, elle se changea en démon si elle en avait été une.

Ty vit l’agrafeuse partir dans sa direction. Il eut un réflexe très rapide, même trop rapide pour un véritable homme et bougea de place. L'objet passa donc à une cinquantaine de centimètre de lui et alla se fracasser dans un vase qui tomba par terre et se cassa en déversant tout son contenu. Il attrapa alors au vol une gomme et un stylo qu'elle continuait à lui jeter en lui hurlant dessus une vague d'insultes qui lui passait par la tête. La violence dont elle faisait preuve l'avait littéralement surpris. Même s'il avait prévu une crise de colère, il n'aurait jamais imaginé qu'elle était aussi capricieuse et en proie à la défense physique. Il aurait plutôt pensé qu'elle l'aurait étripé d'une remarque cinglante ou pire encore, qu'elle l'aurait embrassé devant les curieuses commères de l'hôpital et devant Ehawee. Mais, heureusement pour lui, elle n'était plus aussi fiévreuse que quand elle était arrivée deux jours plus tôt et elle avait encore toute sa tête pour ne pas se jeter sur lui comme elle l'avait déjà fait...

Que pouvait-il faire pour la calmer ? Il avait déjà prévu de lui signer son autorisation de sortie assez rapidement. Après tout, elle allait mieux et il n'était plus dans son bon droit pour la garder ici. En plus, on était samedi ! Le seul problème de cette situation grotesque, c'est qu'elle ne lui laissait pas le loisir de réfléchir sur ce qu'il devait entreprendre. Il était perturbé, d'une par ses vociférations qui devaient s'entendre dans tout l'hôpital, de deux par tous les projectiles qu'il devait éviter et de trois par la vision sexy d'une femme en colère.

D'un calme et d'une patience hors norme, il décida qu'il devait l'arrêter à tout prix avant qu'elle ne casse autre chose, ou pire encore qu'elle ne se fasse mal... Le médecin posa alors les objets qu'il avait en main sur le bureau d'Ehawee en lui faisant signe de se protéger et d'appeler la sécurité. Puis, il contourna rapidement le comptoir de l'accueil, en évitant les nombreux projectiles qui continuaient à voler. Avec agilité, il attrapa un classeur qu'il lâcha délicatement par terre et enfin il arrêta son geste en lui agrippant les mains.

Leurs deux mains en l'air, Tyee plongea ses yeux ambrés dans ceux bleus glacés de son homologue féminin en physique et chercha à la calmer avec son aura d'homme alpha.
"Ca suffit, docteur Focifère ! Vous avez assez fait de dégâts comme ça ! Vous allez vous calmer ou sinon je vous laisse en compagnie de ces messieurs qui vous feront perdre encore plus de votre précieux temps que moi !"

Par messieurs, il désignait les deux gros balourds black qui avançaient à grand pas depuis l'entrée. C'était deux hommes grands, encore plus que lui, forts, pas parce qu'ils étaient bourrés de muscles mais parce qu'ils avaient un certain poids non négligeable, et avec une tête de mecs résolus prêts à en découdre. La sécurité de l'hôpital... La plaie d'une institution qui se voulait être un exemple de bonne santé ! Enfin, ça, c'est ce que le docteur Amarok pensait !
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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Dim 10 Aoû - 17:46

Hystérique. Il n'y avait pas d'autre mot pour décrire Raphaëlle en cet instant. Quand le vase se brisa au sol, elle n'y prêta aucune attention. Sa fureur était à son apogée. La pire chose, ce qu'elle détestait, c'était qu'on la prenne pour une conne. Elle se pensait d'une nature patience, bien que ce ne fusse pas le cas. Insulter son cerveau et ses compétences intellectuelles la rendait vraiment folle de rage. Mais qu'est-ce que cet imbécile pouvait comprendre à cela? Il était un homme et les hommes sont toujours admirés pour leur intellect eux... enfin quand ils en ont un. Tandis que pour elle, c'était une critique constante qu'elle avait entendu toute sa jeunesse. "Qu'allait-on bien pouvoir faire d'elle? Personne ne voudrait d'une fille comme ça! Les hommes n'aiment pas les cérébrales... il faut qu'ils se sentent supérieur... Et surtout qu'elle était sotte de croire qu'elle irai dans une fac... Elle se trouverait un mari auquel se soumettre, et puis c'est tout!" Mais non seulement elle ne s'était jamais soumise à personne, mais en plus elle avait fait des études! Etre prise pour une idiote alors qu'elle avait bataillé pour faire reconnaître les droits de son cerveau, était pour elle la pire des insultes.

Bref. Ce type là... Essayait de la calmer. Mais calmer une hystérique n'était pas une mince affaire, surtout une femme ayant une volonté aussi forte. Mais sans savoir pourquoi, sa colère se mua en une sorte de sentiment incompréhensible. Elle détestait ce crétin, et pourtant, quand il était allé voir sa petite amie, elle avait ressentit une bouffée de jalousie. Cette fille avait tout pour elle! Un physique avantageux, même plus qu'avantageux. C'est simple Raphaëlle hésita à tomber amoureuse d'elle! Puis elle semblait avoir bon caractère aussi, très doux... genre lavé avec mire laine machine quoi! Sans parler des cheveux qu'elle lui enviait! Puis un charisme aussi singulier qu'hypnotisant. Un timbre de voix qui frôlait la perfection... Et le petit ami le plus canon de Ténébris! Ils étaient parfaitement assorti l'un à l'autre. Tout ça, elle lui enviait! Elle ne comprenait pas trop pourquoi. Et ne pas comprendre la mettait toujours en rogne!

Raphaëlle n'était pas femme a se soumettre. Ni à un homme, ni à une femme... ni à elle-même! Et si une part d'elle voulait en finir au plus vite, son autre part se battait contre son âme et les mélanges de sentiments confus qui s'imposaient à elle. Tout d'abord il y avait du désir. Un désir vraiment violant qui s'exprimait dans chaque millimètre de sa peau. Une jalousie! Elle se mit à haïr la pauvre infirmière parfaite. Elle avait tout pour elle! Et puis elle lui enviait son petit ami. Et pour finir... sa non-indifférence. Cet homme ne la laissait pas de marbre. Il la faisait vibrer complètement. Il l'agaçait, l'indisposait, l'incommodait, l'exaspérait, l'horripilait... il la tourmentait! Et ça, elle ne pouvait pas le permettre. A elle-même, elle ne se soumettrait pas!

Il la tenait par les poignets pour l'immobiliser, et il n'avait, bien sûr, aucun mal. Petite, frêle, chétive et sans aucune force, elle n'avait pas le choix. Ses magnifiques yeux ambrés étaient plantés dans les siens. Pourquoi ce type devait-il être aussi beau! Pendant une petite, toute petite seconde, elle céda. Elle aurait voulu que le temps s'arrête, qu'ils ne soient plus que tous les deux. Qu'ils ne se battent plus... Et qu'ils... NON. NON. Et NON! Elle se rebiffa à nouveau, essayant sans succès de se dégager... Elle ne se soumettait pas! Ni maintenant ni jamais! Et dire qu'il avait failli réussir. Elle avait sentit une puissance qui émanait de lui, qui marquait sa supériorité... Et cela, c'était intolérable!

Deux des types du service de sécurité étaient là derrière elle. Le Docteur Amarok la menaçait. Enfin... une échappatoire honorable! Raphaëlle savait ce qui lui restait à faire! Elle lui lança un tout dernier regard. Ses yeux bleus défièrent, une nouvelle et dernière fois, les seins... si beaux...

« Eux plutôt que vous! »

Puis elle lui écrasa le pied. Bon elle pesait à peine plus de cinquante kilos en temps normal. Et après une hospitalisation, sans manger pendant deux jours... elle devait être un vrai poids plume. Mais ce n'était pas de lui faire mal qui comptait, d'ailleurs elle n'y mit aucun force. C'était le geste qui importait. Elle finit par se dégager de son étreintes... et se dirigea vers les deux malabars avant même qu'ils ne viennent sur elle.

« Bon on va? J'ai d'autre chose à faire... et toute façon, dans un quart d'heure je suis dehors... » dit elle en haussant les épaules...

En effet Raphaëlle étant la fille d'un des éminents procureur de la Ville, son nom suffisait parfois à empêcher une procédure, au pire c'était son père qui la récupérait (comme souvent) poste de police. Avoir une fille hystérique n'était pas de tout repos pour lui... Bien sûr, la fonction qu'exercer son cher patriarche n'était pas noteé dans son dossier, donc personne, ici, ne pouvait le savoir...

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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Jeu 14 Aoû - 17:40

Tyee regardait Raphaëlle Focifère s'éloigner de lui alors qu'elle venait tout juste d'échapper à son étreinte. Elle se dirigeait tout droit vers les deux bonhommes de la sécurité en fulminant. Si elle avait été un éléphant, on aurait entendu ses pas résonner dans tout le hall d'entrée de l'hôpital. Cette vision de pachyderme énervé s'ajouta à sa grande lassitude. Il en avait marre de cette peste pourrie gâtée qui lui avait cassé les pieds pendant deux jours, enfin, plutôt pendant le temps d'une consultation et d'un voyage en ascenseur ! Ca lui avait paru une éternité !

Casser les pieds, c'était le cas de le dire. Juste avant qu'elle s'éloigne, le docteur Focifère s'était résolu à essayer de lui écraser son pied droit nu. Evidemment, comme partout, l'indien ne marchait pas avec des chaussures. Il préférait de loin garder contact avec la terre ferme, même quand le sol n'était que du carrelage froid. Du coup, il avait nettement senti la pression du pied de la demoiselle sur le sien. Ses yeux ambrés se portèrent donc à ses pieds et il regarda la marque rouge de la semelle qu'elle lui avait laissé.

Ty n'avait pas eu mal. Il lui en fallait un peu plus. Du haut de ses 50 kg mouillés, elle ne faisait pas vraiment le poids. Mais, c'était le geste qui l'avait marqué en plus de son emprunte sur son pied. Il avait été particulièrement agacé, agacé qu'elle ne soit pas sensible outre mesure à son aura de bête méchante et supérieure. Il était un alpha, quand même ! Et une vulgaire humaine arrivait à lui résister ? Merde !

Le médecin de l'hôpital de Ténébris était donc plus décontenancé qu'en colère, mais il n'avait aucune intention d'aller la récupérer. Il leva à nouveau les yeux vers elle et la découvrit en train de se battre avec les deux molosses qui la tenaient par le bras pour l’entraîner dans leur cagibi. Cette réaction était vraiment démesurée et gênait son caractère calme. Il poussa donc un soupir, secoua la tête et se retourna pour retourner au comptoir des infirmières de garde. Là, Tyee aida Ehawee à ranger le désordre que Raphaëlle avait fait. Elle se mit à rire quand elle se remémora la scène à voix haute.

Le ton enjoué de sa soeur louve l'adoucit et le sortit de sa morosité. Il l'écouta alors, aimant la façon dont elle racontait les histoires. Il attrapa le dernier stylo qui était sorti de son support initial, fit le tour du comptoir en lovant Ehawee des yeux, attrapa dans sa blouse l'ordonnance de Raphaëlle Focifère et dans un bloc note une feuille d'autorisation de sortie, qu'il signa, et remit le tout dans les mains de la petite soeur de son meilleur ami.
"Tient voilà les papiers du docteur Focifère. Quand elle se sera calmée et que les deux vigiles la laisseront partir, demande à ce qu'on les lui remette. J'ai assez eu ma dose pour le faire !"

Ehawee lui sourit amicalement et prit les papiers qu'elle rentra dans la base de donnée de l'hôpital. Quand ce fut fait, l'indien lui proposa d'aller boire un café et elle l'accepta volontiers. Alors, ils quittèrent le hall en se dirigeant vers la cafétéria dédiée au personnel, la plus proche. Tyee fit une grimace quand elle lui annonça que son pied était trop rouge à son goût et le rire de l'indienne se brisa en milles morceaux de cristal sur les murs d'un couloir blanc.
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MessageSujet: Re: [Fini] Les conséquences de la climatisation dans les bureaux   Ven 15 Aoû - 9:30

L'un des types de la sécurité l'attrapa un peu trop vivement par le bras. Elle se débattit. Elle était d'accord pour les suivre pourquoi tant de violence? Puis elle se tourna. Suffisamment tôt pour voir roucouler les deux indigènes au comptoir. Ils n'attendaient même pas qu'elle soit partie pour le faire. Ça l'énerva encore plus. Et puis ce regard qu'il lançait à cette femme... La scientifique choisit une bonne fois pour toute de tourner le dos à cet affreux type! Alors qu'elle arrivait à l'espace dédier à la sécurité elle entendit cette femme rire. Un rire parfait et cristallin... Nan mais sérieux! Elle avait quand même un défaut! Les deux types la firent s'asseoir sur une chaise inconfortable. Elle fut prise d'une quinte de toux quand ils entraient informatiquement sa venue.

Cinq minutes pour entrer son nom dans la base de données, cinq autres minutes pour que l'administrateur de l'hôpital arrive. Ami de son père et client de son frère, elle savait bien qu'elle n'aurait pas le temps de se reposer avant son arrivée. Il fit immédiatement stopper la procédure et l'invita à le suivre.

A peine arrivée près de la sortie, miss-l'infirmière-parfaite arriva vers elle. Elle se déplacerait avec grâce. Douce et délicate, cette dernière lui tendit les papiers remplis par « son médecin référant ». Un miroir renvoya l'image des deux femmes, l'une en face de l'autre. Elle était grande, belle, avec des formes avantageuses et des longs cheveux noirs, lisses, qui lui tombaient au creux des reins. Raphaëlle était petite, maigre, ses formes correspondaient à sa morphologie chétive presque enfantine et ses cheveux étaient un véritable défi quotidien d'une couleur improbable. Elle la détesta encore plus. Et dire qu'à présent elle ne s'était jamais comparée aux autres... si une femme était belle... elle en profitait, elle ne la haïssait pas.

La rouquine attrapa les papiers que lui tendait l’infirmière. Non décidément elle n'aimait pas cette femme! Mais elle ne fit aucune remarque, ni aucun remerciement. De toute façon elle ne remerciait pas souvent. Elle fallait être reconnaissante pour remercier les gens, sinon cela revenant à mentir si l'on ne le pensait pas et Raphaëlle ne mentait pas! Elles s'échangèrent un dernier regard en silence. Si la scientifique la fusillait avec ses yeux, la douce jeune indigène en face d'elle la regardait avec curiosité. Puis la psychophysicienne tourna les talons sans demander son reste, elle sortit de ce lieu... insupportable, plein de gens tout aussi insupportable!

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