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 [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs

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Robin S. Fury

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Age : 24 ans
Race : Humain
Lieu d'habitation : HLM
Métier/Occupation : employé aux pompes funèbres

MessageSujet: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Jeu 14 Mai - 2:28

[HJ: Bon! Dernier RP pour ce soir! C'est que, moi, je travaille à 7h demain. >.<']

Robin travaillait tôt ce jour-là, à 9h… Bon, «tôt» était relatif, mais ça l’était pour lui qui avait passé sa nuit d’insomnie à clavarder avec Lucy et avec Alice, une graffiteuse sœur d’arme, en regardant des documentaires sur l’insémination artificielle et les organismes génétiquement modifiés, essayant de percer le mystère sur les fameux «indésirables», se demandant s’ils ne seraient pas le résultat d’une expérience scientifique ayant mal tourné et devenue hors de contrôle, mais ne trouva rien. Il finit par se coucher vers 3h du matin, pour se lever quatre heures trente plus tard et partir trente minutes après… Dur réveil.

Il réussit quand même à arriver au cimetière quinze minutes avant le début de son quart de travail, ce qui lui permit de ranger son repas au réfrigérateur de la salle des employés, d’étirer ses muscles et d’aérer ses vêtements dans lesquels il avait quelque peu sué puisqu’il avait pédalé particulièrement vite, sans parler de la pente abrupte qu’il devait monter pour arriver devant la porte d’entrée en fer forgé noir et qui lui avait paru même plus escarpée que d’habitude, bien qu’elle ne l’était pas tant que ça, en fait.

À 9h précises, il poinçonna, puis se dirigea, sans un mot pour ses collègues, vers la salle d’embaumement, espérant ne pas croiser sa patronne. Cette dernière, Luce Leroy, avait le don de lui mener la vie dure et de ne pas le laisser tranquille quand il était d’une humeur maussade. Son manque de sommeil risquerait bien de lui causer quelques ennuis aujourd’hui…

Parfois, ses gros écouteurs, qui lui créaient une espèce de bulle, lui manquaient, mais il n’avait pas le droit de les mettre, par normes de sécurité et d’hygiène… Pff! Les morts n’étaient pas destinés à être mangés, qu’il sache, alors à quoi bon toutes ces mesures de salubrités? Il n’avait droit qu’à une petite radio, mais, détestant les pauses publicitaires, préférait souvent s’en passer.

En arrivant dans son espace de travail, il prit connaissance de ses tâches pour la journée et alla chercher le premier cadavre : une femme blonde et rondouillette d’une trentaine d’années morte d’un cancer de l’utérus. Depuis le temps, Robin n’éprouvait plus du tout la répugnance qu’il avait pu avoir aux premiers jours, ni la tristesse. Il faisait son travail avec précision, calcul et froideur. N’empêche que, parfois, ça pouvait s’avérer difficile…

Il sortit de la morgue en poussant sa nouvelle «patiente» sur une civière et en tournant un coin – le dernier avant de retourner dans la salle d’embaumement, – il vit sa gérante marcher dans sa direction, dans sa posture reconnaissable parmi milles. Il continua malgré tout d’avancer, espérant qu’elle n’aurait pas grand-chose, voire rien du tout, à lui dire. C’est arrivant devant sa destination qu’ils se croisèrent. Par politesse – ou soumission? –, il ralentit le pas, jusqu’à presque s’arrêter. Elle le regardait trop directement pour vouloir passer son chemin… Qu’y avait-il encore?
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Luce Leroy

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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Jeu 14 Mai - 12:39

Une des rares fois où la sérénité emplissait Luce était lorsqu’elle regardait son fils dormir. Sa petite respiration, calme et profonde, sa petite bouche entre-ouverte qui faisait des bulles à chaque souffle, ses mains adorables parcourues de petites spasmes du sommeil. Elle trouvait la paix dans cette vision même si la souffrance s’y mélait également. Ce petit ange ressemblait de plus en plus à son père... Amour. S’arrachant à cette vision, elle quitta la maison tôt laissant soin à sa babysitter de s’occuper de son enfant et de l’amener à l’école en temps voulu. Son instinct de mère allait à l’encontre de cette décision mais certains matins, elle ne pouvait supporter cette routine.

Gagnant son travail, elle se gara dans la cours et ouvrit les portes. Là, elle s’enferma dans son bureau et mit en route ses écrans de sécurité libérant ainsi le garde de nuit. Thé fruité en main, elle regardait les vidéos de la nuit en accéléré. Satisfaite de voir que le garde était resté à son poste et n’avait pas fermé l’œil une seule fois. Elle jeta un coup d’œil à ses commandes de la semaine pour ses monstres... Bon, la demande n’était pas élevée, elle pourrait piocher sur des scènes de crimes que les créatures elle-même créaient et lui demandaient de nettoyer plutôt que de piocher dans les réserves des pompes funèbres. C’était toujours délicat de procéder ainsi, il fallait faire attention à ce que le client ne soit pas attaché de près ou de loin à une mort suspecte, qui n’ait pas eut de démélées avec la justice, bref... il fallait du monde qui n’aurait pas leur cercueil dérangé, pas si facile à trouver à Ténébris. Peu de temps avant le coup de feu, elle reçu un appel et décrocha.

“Leroy. Docteur ? Merci. Parfait. J’enverrai du monde pour 11 heure.” Elle raccrocha.

Pas un bonjour, au revoir ou merci. Elle était comme ça. Bon il lui fallait une autre tisane et mettre au courant son personnel d’un petit changement de programme. 9h01, elle trouva un de ses employés en salle de repos en train de finir son café... Il avait une minute de retard pour commencer ses tâches de la journée... Première victime.

“Alexandre. 10h45 dans le camion #2, tu conduis, on te dira où aller.”

Après lui avoir laissé un regard insistant, ce dernier se débarassa du reste de café qu’il avait et quitta la pièce. Elle en fit autant, une tisane tiède dans la main et prit direction de la salle d’embaumement... Personne, bizarre. Tant pis, elle trouverait quelqu’un entre ici et son bureau. Comme par chance, ou malchance, elle vit un autre de ses employés au détour du couloir. Tiens, tiens, tiens... Son souffre douleur favori. Il avait son éternel air absent, maussade même et portait les marques de son manque de sommeil, yeux creusés, cernés, rougis. Il n’allait pas être de bonne humeur. En plus, il s’arrêta à sa hauteur, grave erreur.

“Robin, la morgue de la police criminelle nous laisse 3 cadavres à aller chercher. Tu iras avec Alexandre à 10h45, il conduira, camion #2. Les funérailles sont demain matin à cercueil fermé, pas la peine de t’expliquer pourquoi.” Dit-elle d’une traite.

Le jeune homme savait parfaitement pourquoi des corps provenant de la police crimnelle avait leur cérémonie de départ à cœur fermé. Ça n’allait pas être joli à voir.

“Je veux les corps près et au frais pour la fermeture, en plus de ce que tu as à faire aujourd’hui. C’est comprit ?”
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Robin S. Fury

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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mar 19 Mai - 17:50

Bien qu’il appréciait sa manière concise de s’exprimer, il répugnait son ton autoritaire et le plaisir qu’elle tirait de sa supériorité. Et il détestait plus que tout qu’elle lui mette de la pression. L’embaumement était, à ses yeux, une chose solennelle qui se devait d’être effectuée avec minutie et qui, oui, prenait du temps à faire. Trois cadavres en plus seraient définitivement difficiles à caser, d’autant plus d’où ils venaient. Car, effectivement, Luce n’avait pas à préciser la raison d’un cercueil fermé. L’origine des cadavres en disait déjà suffisamment long sur l’état dans lequel on les trouverait… Alors, non, Robin était loin d’être aux anges de cette nouvelle besogne.

Cependant, avec cette Luce, son côté rebelle n’osait s’exprimer, et ça le frustrait d’autant plus. En effet, cette femme dégageait une aura de dédain envers tous et le jeune homme savait bien qu’au moindre geste réprobateur de sa part, elle n’hésiterait pas à le mettre à le limoger… Bon, il y avait d’autres centres funéraires, ce ne serait peut-être pas si mal… Malgré tout, il se mordit les joues pour ne pas lâcher quelque chose d’un ton railleur et partir en laissant tout en plan. Elle ne donnerait sa charge de travail qu’à quelqu’un d’autre et il ne voulait pas être la source de cette injustice… Merde, elle faisait chier.

Et le pire était qu’il devrait endurer Alexandre comme conducteur! Non seulement il avait la parlotte facile, mais, en plus, cet homme était d’une paresse monumentale, mais un fou du volant… Peut-être lever le pied de l’accélérateur s’avérait-il un mouvement demandant un grand transfert d’énergie de ses cordes vocales à son pied pour lui… M’enfin, bref.

En fin calculateur, Robin repassa sa liste de choses à faire pour la journée et essaya d’y caser mentalement trois corps de plus. Déjà, il devrait avoir terminé l’embaumement de deux de ceux-ci avant de partir. Humpf. Journée pénible en perspective.

Ses yeux traduisaient sa colère quand le thanatologue grommela un «Compris.» à peine audible avant de tourner les talons pour continuer sa route sans cacher sa désapprobation. Il était entré si rapidement dans la pièce qu’un fort bruit résonna dans le corridor au contact de la civière et des portes battantes, qui continuèrent leur balancement même après son passage.

[HJ : Dépendant de la réaction de Luce à la colère de Robin, il faudrait peut-être conclure… Ce serait mon plus court RP! xD À moins qu’on fasse une avance rapide jusqu’à 10h45 ou plus tard en après-midi.]
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Luce Leroy

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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mer 20 Mai - 9:55

[HJ : Etre aux anges XD Tu ne crois pas si bien dire^^ J’ai eut une idée d’avance, tu me dis si ça te va.]

Ah oui ça pour emmerder son monde, elle était une championne. D’habitude c’était elle qui gérait les problèmes, mettait tout à jour, aidait autours afin que tout le monde lui doive quelque chose. Au travail, c’était elle la bosse et elle aimait le rappeler à tout le monde. Elle avait travaillé dur pour vaincre la compétition, se faire une place, un nom et elle ne comptait pas laisser passer la chance de faire valoir son droit. Elle avait également apprit à connaître Robin et ses humeurs, dieu que ce gamin pouvait être ératique ! Il n’était jamais satisfait, quoi qu’il arrive.

Une fois de plus, elle ignora sa colère. Qu’avait-elle à faire qu’un humain soit de mauvaise humeur ? Absolument rien ! Elle ne lui devait rien et elle n’avait cure de son bonheur, s’il ne voulait pas rester, elle n’allait pas le retenir. Quand au chambard qu’il venait de causer, elle s’en réjouit. L’écho de sa désapprobation lui vient aux oreilles et lui arracha un sourire. Ainsi le petit humain faisait une colère... Qu’allait-il faire d’autre ensuite ? Taper du pied ? Pff quel être secondaire. Elle tourna également les talons et rejoint son bureau.

Plus tard dans la matinée, elle reçut un appel d’une vieille connaissance. Un appel qui la laissa perplexe... Raccrochant le combiné, elle pivota sur sa chaise pour regarder au dehors. La police criminelle venait d’appeler les familles des victimes qui lui étaient confiées ce matin pour les prévenir du tranfert des corps à sa morgue en particulier. Un des parents, qu’elle connaissait moyennement, venait de l’avertir que sa fille était dans le lot. Une jeune ange de 17 ans qui avait péri avec les autres. Maxime, son employé médusa, n’était pas là. Pas la peine de le contacter, il disparaissait de la surface de Ténébris lorsqu’il était en congés. Il n’y avait personne d’autre au sein de son personnel qui était à même de s’occuper d’un corps d’une créature, elle ne l’aurait jamais toléré. Personne... sauf elle.

Etant elle-même une ange, elle savait quoi faire, quelle manipulation effectuer pour les ailes ne sortent plus jamais. Elle avait le matériel et les potions nécessaires avec elle. Toujours perplexe, elle se leva et s’approcha de la fenêtre. Lui faudrait-il donc toujours passer derrière les autres et réparer leurs fautes ? Qui avait bien put tuer une ange si jeune... Sortant à nouveau de son bureau, elle atteint la porte de la salle d’embaumement 7 minutes avant le départ du camion #2. Elle trouva Robin qui était en train de terminer ses tâches avant de partir et s’approcha doucement.

“Dans les 3 corps que vous allez chercher, il y a une jeune fille. Je vais m’occuper d’elle, tu n’auras pas à le faire.” Dit-elle plus doucement que d’habitude.
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Robin S. Fury

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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mer 20 Mai - 15:21

[HJ : Hehe. T’as remarqué le jeu de mots! Razz Et ton idée me va très bien!]

Robin fut bien heureux en constatant que sa patronne ne l’avait pas suivi… du moins, comme il pouvait l’être en pareille circonstance. En effet, s’il lui avait resté un fond de bonne humeur, elle s’en était allée voir ailleurs. Les esprits obscurcis par la colère, il se mit au travail en effectuant des mouvements brusques… Si elle voulait qu’il fasse vite, elle serait ravie, mais qu’elle ne s’attende pas à la précision incarnée! Robin ne mettait aucunement son cœur à l’ouvrage et ça paraissait. Il avait totalement la tête ailleurs, se voyant dans une voiture pendant une demi-heure avec Alexandre qui n’arrêterait pas de parler de sa vie, ses problèmes, ses rencontres, de lui poser des questions plus ou moins embarrassantes, toujours déplacées et surtout insignifiantes, de lui faire remarquer son mutisme, le forçant à prendre la parole pour parler des nids-de-poule… Et il se voyait lui-même, se retenant de commettre un meurtre ou un acte kamikaze… ou juste de lui crier en pleine face de le laisser tranquille.

Plus il y pensait, moins il se concentrait sur ce qu’il faisait. Heureusement, les mouvements étaient devenus des automatismes depuis le temps, même si certains éléments variaient d’un corps à l’autre. Ainsi, ses mains s’activaient pendant que son esprit partait en vrille. En moins de trente minutes, il eut fini d’embaumer le premier cadavre et alla le ranger au frais avant d’aller chercher celui d’un homme dans la trentaine, qui s’était pendu. Les marques étaient claires autour de son cou et Robin prit une pause en les voyant. Il songeait souvent à faire pareil et chaque fois qu’il avait un suicidé sur sa table, il ne pouvait s’empêcher d’y penser… en même temps qu’il savait comment un tel acte pouvait dévaster tous ceux qui l’entouraient… ou la plupart en tout cas. Lucy ne s’en remettrait sûrement pas, sans parler d’Hugo, son complice de hacking qui lui a tout montré… Non, il n’en serait pas capable. Mais, des fois, ses émotions dépassaient sa raison, il le savait bien…

Dans un soupir, il se saisit de la civière devant lui et la conduisit à son lieu de travail en marchant lentement, s’attendant presque à voir surgir madame Leroy au même endroit que ce matin. Mais non. Et tant mieux. Par contre, elle revint effectivement pendant qu’il nettoyait sa table d’embaumement et ses outils. Ça lui prenait généralement quinze minutes et il en avait réduit le temps du tiers, histoire de pouvoir finir correctement de maquiller son dernier «patient». C’est que les marques dans son cou étaient difficiles à cacher et il y avait bien passé vingt minutes.

En entendant la gérante des lieux entrer dans la salle, il leva à peine les yeux, continuant sa besogne. Décidément, elle ne le lâchait pas aujourd’hui! Qu’est-ce qu’elle lui voulait encore? Le délester d’un cadavre… Vraiment? À ces mots, Robin s’arrêta net et leva les yeux vers elle. Le ton de sa voix était étrange, cachait quelque chose. Madame Leroy ne s’occupait jamais de l’embaumement habituellement… pourquoi là, aujourd’hui? Elle ne le faisait clairement pas par empathie pour son employé… alors quoi?

Suspicieux, le thanatologue demanda calmement : «Pourquoi donc?». Il ne voulait pas la brusquer non plus, pour pas qu’elle lui crache au visage, mais sa curiosité était piquée. Puis, il posa ses yeux sur le chiffon dans ses mains, regarda l’heure, et se remit à frotter. Dans six minutes, il devrait être au camion #2. Bon… il ne lui restait plus qu’à rincer la planche.
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Luce Leroy

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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Jeu 21 Mai - 8:42

Elle vit bien le sentiment mauvais qu'elle lui inspirait, combien il la détestait en fait. C'était clair comme de l'eau de roche mais elle n'en avait cure. Personne ne pouvait la comprendre de toute façon. Ce n’est pas que Luce était foncièrement méchante dans son esprit. Pour elle, le bien n’existait tout simplement pas, alors oui, on la croyait dure, froide et luciférienne. Peu de gens savaient, en fait, le font de ses motivations et de sa façon de penser. L'entendant lui demander la raison de ce changement de programme, elle le vit baisser les yeux pour se concentrer sur sa tâche. Parce que tu n'en es pas digne, tu n'es pas digne de t’occuper d'elle, pensa-t-elle. Son regard c'était fait dur, plus froid que d'habitude. Ecoutant la voix de la raison, elle ravala son venin et passa ses doigts sur l'une des tables d'embaumements. Froide comme le marbre, cette sensation lui fit un bien fou. Cette fraîcheur lui intimait presque de ce calmer, malgré le commentaire du primitif.

Elle garda le bout de ses doigts sur la table de métal tout en regardant son employé qui nettoyait la planque. Malgre le fait qu’elle ne pouvait voir ses yeux, elle devinait sa curiosité. Après tout, sa patronne venait de le surprendre et quoi qu’elle réponde, quelque soit le mensonge qu’elle choisirait, elle s’humaniserait. Que cela ne tienne, elle avait un service à rendre, un grand service et un secret à garder. Si l’identité de cette ange était révélée, toute sa famille y passerait et elle serait dans un sérieux pétrin. Luce n’avait pas l’intention de perdre la confiance des Marchal. Fouillant sa mémoire, elle n’arrivait pas à se rappeler des traits de la jeune fille et cela la contraria un brin.

Bref, son employé lui avait posé une question, et bien que légitime, elle n’avait aucune envie de lui répondre... S’humaniser devant Robin diminuait sa position de force envers lui. Autant jouer la carte simple de la sincérité, c’était la seule option qui la mettait en retrait. Faire croire que ce n’était pas son choix.

“Ses parents me l’ont demandé.” Répondit-elle.

Cela faisait combien de temps qu’elle s’était occupée d’un corps elle-même ? Au moins depuis sa grossesse, donc... 8 ou 9 ans... Quel dommage que les parents ne l’aient pas appelé plus tôt. Elle aurait put chercher les corps elle-même, cacher la petite et s’occuper d’elle de nuit. Désormais, elle allait devoir faire ça devait Robin et surtout faire attention de ne pas éveiller ses soupçons.

“Viens me trouver quand vous serez de retour.”
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Robin S. Fury

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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mer 3 Juin - 16:21

Ah bon? La patronne connaissait des gens pour qui elle était prête à remettre les mains à la chair? Des personnes assez influentes pour avoir un traitement de faveur? Et pour combien? Et pourquoi? Tant d’interrogations insolubles pointaient à l’horizon du cerveau de Robin, trouvant anguille sous roche dans cette histoire, mais il n’en dit rien. Déjà, le temps manquait, et mieux valait ne pas montrer une trop grande curiosité pour cette anomalie… du moins pour l’instant. Ainsi, quand il finit son ménage, il lui restait trois minutes, ce qui était juste le temps nécessaire pour se rendre d’un bon pas au stationnement. Pour toute réponse à Luce, il dit un simple «D’accord… à votre bureau, j’imagine.» en commençant à se diriger vers la sortie de la salle. C’est à peine s’il entendit la réponse quand il la franchit en remettant sa montre à la hâte.

En arrivant au bout du couloir, il monta deux paliers  d’escaliers, puis fut momentanément aveuglé par la dense lumière. Le soleil régnait en maître et diffusait ses rayons sans obstacle aucun. Ses yeux finirent par s’habituer à la forte luminosité et il distingua une silhouette mollasse accotée au camion #1. En voyant Robin arriver, c’est à peine s’il se leva pour saluer son collègue, mais déjà il se laissait aller à parler abondamment. «Ah, c’est toi qui viens avec moi… Elle est folle, quand même, Mme Leroy. Ouais, c’est juste fou d’nous donner autant d’ouvrage sans penser à tout c’qu’on a à faire en plus… Oh, pis c’est quel camion, tu t’souviens? J’m’étais dit que j’prendrais celui qui s’rait dispo, mais y’en a deux… Alors, j’sais p’us, haha!» Le fameux Alexandre se gratta l’arrière de la tête et ria comme pour amoindrir son oubli, lui enlever de l’importance. Sans répondre, Robin s’installa sur le siège passager du camion #2 et attendit que l’autre monte à son tour, ce qu’il fit après quelques secondes d’incertitude. «Non, mais, t’aurais pu me l’dire, hein. Tu sais, j’mords pas.»

N’y tenant plus et voulant s’éviter le supplice d’en supporter davantage, Robin se tourna vers le conducteur et lâcha : «Tu parles suffisamment pour deux.» Le malaise qui s’en suivit indifférait celui qui en était la source. Il se tourna d’ailleurs vers la fenêtre, histoire de ne pas avoir à soutenir ce regard mi-piteux mi-rieur ne sachant comment prendre ses paroles. Puis, en en comprenant la sincérité, Alexandre mit le contact et alluma la radio sur une chaîne diffusant de la musique pop laquée… EH MERDE. Et l’embaumeur n’avait évidemment pas pu passer à son casier pour se munir d’écouteurs.
Au. Se. Cours.

Ils finirent par arriver à destination sans trop d’encombres… du moins avant que Robin ne pète un sérieux câble, parce qu’Alexandre avait recommencé à jacasser seul quand son compagnon de voyage avait éteint la radio sans mot dire. Et il parlait beaucoup, mais ne disait rien, parlant de la dernière chanson d’Untel qu’ils venaient d’entendre, des changements de saison, et de facto la météo, de l’état des routes, de leur emploi, etc., tentant toujours de faire un rapprochement avec la vie de Robin, ce qui, on s’en doute, fut un échec. C’est à peine si ce dernier faisait mine d’écouter. En effet, ses pensées étaient loin ailleurs. Pendant que son collègue faisait tout son possible pour combler le silence, lui réfléchissait à la requête de sa gérante… qu’avait-elle de particulier, cette fille, pour que Luce Leroy accepte de s’occuper de son embaumement elle-même, et surtout, pour que ses parents le lui demandent? Était-ce seulement une question de confiance en ses compétences ou… y avait-il autre chose? C’est sur cette réflexion qu’il descendit du véhicule.

Après qu’ils aient montré les preuves de leur emploi et de leur identité aux policiers et militaires, on les laissa passer. À la morgue criminelle, il y avait bel et bien trois corps… mais deux d’entre eux étaient des filles paraissant sensiblement du même âge. Robin, en fin curieux, demanda si on connaissait l’identité des victimes et la raison de leur mort, avec l’air de celui qui ne fait que son travail : cueillette d’informations pour les funérailles. On les connaissait, oui, et on les lui dit même. Notant la date et la raison de la mort et les noms dans un calepin qu’il avait dans la poche de son sarrau, il alla aider son collègue à transporter les corps sans les abîmer. Ils étaient tous adolescents, bref très jeunes. Une fois qu’ils furent tous installés et sanglés sur leurs civières, Alexandre et Robin repartirent vers le centre funéraire.

«Qu’est-ce que t’as écrit?»

Pris de cours, le hacker se tourna vers son interlocuteur. Il mit quelques instants pour vraiment comprendre à quoi il faisait allusion, puis répondit sincèrement : les noms des morts. Pour les épitaphes. Après tout, ce n’était pas faux, même s’il avait également voulu cette information pour lui-même. Avec ces noms, il pourrait savoir quelle famille pouvait demander un traitement de faveur, puis éventuellement, découvrir pourquoi. Il n’y avait pas cinquante salles d’embaumement, il n’y en avait qu’une et Mme Leroy n’aurait d’autres choix que de s’activer non loin de lui… Tout cela était trop mystérieux pour qu’il passe outre.

Cette fois, Robin ne laissa pas la chance à Alexandre de placer d’autres mots et alluma le transistor pour syntoniser le poste de musique classique/jazz/soul. Les publicités étaient un moindre mal comparativement à son volubile compagnon. Ce dernier sembla d’ailleurs comprendre le message, car il ne parla miraculeusement pas, ou si peu, et le jeune homme aux cheveux grisonnant put se laisser emporter par les mélodies envoûtantes. Ils n’entendirent qu’une pause publicitaire de deux minutes. L’état de Robin au retour était totalement aux antipodes de celui qui l’habitait à l’allée. C’est donc le pas plutôt léger qu’il cogna à la porte du bureau de sa patronne après avoir vidé la fourgonnette et transporter les trois corps à la salle d’embaumement, sans autre présentation que leur visage. Mme Leroy saurait sans doute reconnaître la bonne demoiselle.
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Luce Leroy

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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Jeu 4 Juin - 16:59

Elle venait de s’humaniser ou de s’affaiblir, elle pouvait le voir en Robin. Soit il allait croire que c’était un service qu’elle rendait, soit il allait s’imaginer qu’elle avait été achetée comme une malpropre, ou pire... Qu’elle s’était écrasée comme une merde devant plus fort qu’elle. Cette pensée la fit frémir. Que pouvait-elle donc choisir ? Qu’est-ce qui était le pire ? La rendre plus humaine ou la descendre de son piédestal. L’horreur... C’est pourquoi elle le regarda quitter la pièce sans rien rajouter. Elle aurait put lui parler mais cela n’aurait rien changé. En plus, ça aurait mit son employé en retard et elle ne pouvait tolérer cette attitude au sein de son équipe, surtout aux yeux de la police criminelle.

L’ange resta un moment dans la salle d’embaumement et déverrouilla le casier de travail de Maxime. Le médusa avait une organisation hygiénique, comme une bonne clinique et elle n’eut aucun mal à mettre la main sur ce qu’elle cherchait. Elle trouva les potions et instruments dont elle avait besoin et sortit également son propre attirail du parfait embaumeur qu’elle compléta à la va vite. Ne voulant pas prendre trop de temps à découvert, elle préféra continuer son opération dans son bureau à l’abri des regards et c’est installée dans sa chaise habituelle qu’elle consulta les divers objets dont elle s’était saisie.

Mettre un ange dans la tombe et l’y garder n’était pas une mince affaire. Elle allait devoir cautériser la naissance des ailes à l’intérieur même des cicatrices et y appliquer certaines potions avant de refermer et de cacher son opération. En gros, elle allait lui couper les ailes à la racine afin que sa vraie nature ne puisse pas se voir dans sa mort. Les anges avaient, en effet, tendance à s’ailer dans leur dernier sommeil ce qui pouvait être gênant durant un enterrement. Rien de mieux qu’une apparition ambulante de plumes blanches ou noires qui détruisent un cercueil dans la foulée pour régaler les yeux de l’assemblée et plomber la cérémonie. Sans compter l’UDPH qui finirait par débarquer et arrêter tout le monde, elle y comprise.

Vérifiant qu’elle avait tout sur elle, l’ange se tourna une fois de plus vers la fenêtre. Quelle plaie... Elle allait devoir faire le tout avec Robin à ses côtés... En y réfléchissant bien, au moins il ne serait pas dans ses pas à la questionner sur tout et n’importe quoi. Le jeune humain parlait peu et se contentait de faire son boulot sans mot dire d’habitude. C’était mieux que d’avoir à subir les jacassements d’Alexandre qui avait le don de lui taper sur le système. Elle resta assise, songeuse, pendant de longues minutes avant de se remettre au travail. Rien de mieux qu’une tonne de paperasse pour se vider la tête pensa t-elle tout en triant ses papiers. Elle s’y noya complètement jusqu’à ce qu’elle entende le bruit du camion qui revenait.

Légèrement nerveuse, elle vérifia une dernière fois sa mallette et s’attacha les cheveux en chignon haut. Embaumer un corps elle-même, n’était vraiment pas dans ses habitudes, c’est pour ça qu’elle avait des employés mais elle savait qu’il n’y avait aucune échappatoire. Ils n’étaient pas dignes de cette tâche et ça serait trop dangereux qu’un autre le fasse. En y réfléchissant bien, il lui faudrait peut-être engager une autre créature afin de compléter son équipe. Maxime n’était pas toujours là et il allait bien falloir couvrir ses absences. L’équipe d’embaumeur allait devenir suspicieuse si de temps en temps elle s’occupait de corps lambda mais leur laissait les autres.

Toujours songeuse et perplexe, elle entendit Robin toquer à la porte et quitta le confort de son bureau pour affronter le corps de cette ange mutilée. Elle ne laissa pas le temps à son employé d’entrevoir où elle travaillait et, valise en main, s’élança vers la salle d’embaumement. A peine avait-elle fait quelques pas qu'elle se demanda comment le chemin s'était passé pour eux mais ne songa même pas à poser la question à Robin. Elle était trop occupée à penser à la jeune Marchal et au moment de son inspection par la morgue criminelle. Elle espérait que cette opération s'était passée à un moment où les potions cachant les cicatrices étaient encore présentes... Quoi que... ça devait être le cas sinon ils n'auraient pas laissé le corps partir. Entrant dans la salle d'embaumement, elle trouva les corps alignés. L'ange déposa son sac à terre tout en ignorant la présence d'Alexandre qui était toujours dans les parages.

“Dehors.” lui dit-elle en s'avançant vers les brancards.

Elle ouvrit tour à tour les sacs des corps révélant leurs visages et les regarda tous les trois. Sa cliente ressemblait à son père, elle n'eut pas de mal à la reconnaître. Là où elle n'avait aucune pitié pour les humains, son visage se voila en regardant l'ange... Pauvre petite hirondelle...

“Papiers d'admissions ?” demanda t-elle en lui tendant une main ouverte.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mer 10 Juin - 4:15

L’Alexandre en question ne comprit visiblement pas que l’ordre lui était adressé - ni même, peut-être, que ç’en était un, - car il resta planté au même endroit, l’air de se demander ce qu’il y avait «dehors». En même temps, heureusement, car c’était lui qui avait pris les fameux papiers d’admission et les tendit à l’ange quand celle-ci les quémanda. «Voilà, M’dam’ Leroy. Ils ont pas été faciles à obtenir aujourd’hui… J’comprends pas trop pourquoi. On était juste là, pourtant, à faire not’ travail, comme d’hab’, mais on dirait qu’y’avait que’qu’ chos’ qui clochait… On dirait qu’y voulaient pas vraiment les laisser partir, les cadavr’. C’comme si ces papiers auraient pas dû partir. Ça m’étonn’rait mêm’ pas qu’y viennent les d’mander c’t’après-m’… En tout cas, c’tait bizarre.»

Pendant que le jeune homme se laissait aller à sa volubilité légendaire contenant malheureusement un trop faible vocabulaire, mais montrant une certaine perspicacité involontaire malgré tout, Robin, lui laissait ses pensées partir en vrille. Le visage de sa patronne venait de montrer des traits doux, à n’en point douter… compatissants, même! Cette femme droite et acerbe ne montrant jamais la moindre émotion, sauf peut-être celle de la sournoise cruauté, venait de fissurer son masque! Le mystère autour de la jeune défunte devenait de plus en plus opaque et la détermination de l’embaumeur à le percer, de plus en plus présente. Il devait savoir. Absolument.

Il fit signe, de manière plutôt impatiente et maladroite, à son collègue de quitter la pièce ou du moins de s’éloigner de son espace de travail, sur lequel le paresseux gaillard avait cru bon de s’accouder. Puis, Robin enfila ses gants, alla chercher ses outils, revêtit son sarrau. À chaque mouvement, il regardait du coin de l’œil sa gérante, tentant de déceler quelque chose de suspicieux, puis, sans mot dire, entreprit de sortir le corps de son enveloppe et de sonder la charge de travail qui l’attendait. Au moins, dans sa liste quotidienne, tout était indiqué, mais, là, il devait évaluer le tout lui-même.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Jeu 11 Juin - 15:18

Elle referma ses doigts sur les papiers en les sentant dans sa main et se figea en entendant la voix d’Alexandre. Ne lui avait-elle pas demandé de sortir ? Mais quel idiot ce gamin ! Il ne savait vraiment pas reconnaître un ordre lorsqu’on lui en donnait un ?! Elle en avait vraiment marre de celui-là, à bayer aux corneilles toutes la journée et à ne pas savoir sa place. En plus, il allait vraiment falloir qu’il soigne son langage, il parlait Ténébrissois comme un boucher coupe sa viande. Malgré tout, les informations qu’il lui avait donné étaient importantes et mieux vallait qu’elle prenne les devants. Elle quitta du regard l’ange pour jeter un coup d’œil aux papiers et ne nota rien qui laissait à désirer. Les papiers étaient en règles, ça voulait ainsi dire que c’était les corps qui posaient un problème et ça allait se répercuter sur elle. A coup sûr.

Papiers en main, elle se dirigea vers le téléphone accroché au mur pressa le bouton de la réception.

“Carine, je veux Maître D’argent dans mon bureau dans les 2 heures, pas une de plus.” Dit-elle sans bien se soucier de la présence de Robin.

Son avocat était familier avec l’OM et travaillait déjà avec le Président avant que celui-ci disparaisse de la circulation. Il travaillait dans le Centre et venir jusqu’au cimetière prendrait un petit moment, assez pour effectuer un embaumement. Si elle le faisiat venir, c’est qu’elle allait devoir lui parler en personne afin de bloquer la morgue dans leurs futurs démarches. Si sceller le corps de l’ange allait s’avérer une tache difficile, empêcher les autorités de la reprendre en était une autre. Une fois la cautérisation faite, elle ne garderait aucune évidence interne de l’existence de ses ailes, c’était déjà ça. L’ange déposa les papiers à l’écart et alla se laver les mains. En revenant vers la table, elle attrapa une paire de gants sans accorder un seul regard à son employé qui commençait à travailler sur l’autre table. Mais voilà, elle se croyait seule avec Robin alors qu’Alexandre se tenait toujours avachis dans le passage et la regardait avec des yeux ronds. Quoi, elle avait un truc sur la figure ?

“Dehors !” lui dit-elle d’un ton cassant en montrant la porte.

Il sursauta, prit certainement peur et déguerpit. Mais quel benet d’humain ridicule ! Aucun souffle et pas de trippes. Robin, lui au moins, avait du caractère ! Il n’était pas une petite fiotte qui faisait dans son froc à chaque fois qu’elle haussait le ton. L’ange posa sa malette contenant les outils et les potions derrière elle à un angle où Robin ne pouvait rien voir. Se tournant à nouveau vers lui, elle enleva sa veste et revêtit son vieux tablier. Ça lui aurait fait extrêmement bizarre de le porter après si longtemps si elle n’avait pas eut une jeune ange à s’occuper. Quel malheur... Son regard s’attendrit alors qu’elle écartait une mèche de cheveux du visage de la petite d’un revers de main doux. Pauvre petite.

Sentant qu’elle ne pouvait pas se lamenter longtemps de la perte d’une telle beauté, elle la sortit de son enveloppe protectrice avec plus de tendresse qu’elle n’avait jamais montré et la plaça en position latérale de sécurité découvrant son dos et les deux cicatrices qui s’y trouva. Elle attrapa un fin linceul et la couvrit des pieds à la taille. La pauvre avait dû souffrir en mourant. Elle savait d’expérience que les blessures qu’elle avait ne l’aurait pas tué sur le coup et espérait juste qu’elle avait été assomée assez violemment pour ne pas avoir regain conscience avant son trépas. Attrapant un scalpel, elle commença à entailler les cicatrices sur son dos en suivant la ligne montrée par ces marques de transformation.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Ven 12 Juin - 19:42

Pour une fois, Robin trouva agréable la voix tranchante de Luce Leroy, sans doute parce qu’elle ne lui était pas adressée et qu’elle le soulageait du fardeau qu’était Alexandre, dont la seule présence était envahissante. Malgré tout, l’embaumeur gardait en tête tous les événements mystérieux de la journée, auquel venait tout juste de s’ajouter l’appel de Mme Leroy à Carine après qu’elle ait lu les papiers d’admission… Qu’est-ce qui clochait, voyons? Pourquoi cette urgence d’agir? Robin voulait le découvrir, il le fallait. Il sentait que ça pouvait être en lien avec ses recherches… Peut-être cette gamine avait-elle été attaquée par un des fameux «indésirables», dont Robin cherchait la trace et l’existence, et que cette affaire avait été simplement cachée sous le couvert d’un crime, mais que, les autorités, reconnaissant leur bourde de laisser partir le cadavre avec pareille preuve, voudrait remettre la main dessus le plus tôt possible… Tout cela était plausible, oui. Mais que venait faire sa patronne dans toute cette histoire? Et les parents de la demoiselle? Non… le mystère restait entier. À moins que ces deux éléments ne soient pas liés… Son hypothèse était peut-être bien fondée, mais la raison pour laquelle Luce s’occupait de la jeune Marchal était ailleurs… Était-elle simplement de la famille et les parents auraient préféré confier le corps de leur bébé à une personne de confiance à leurs yeux?...

En même temps que Robin évaluait l’état du corps de l’autre fille, il laissait aller ses pensées, tentant de saisir un sens à toute cette histoire. Puis, il se permit un nouveau regard vers sa gérante et remarqua qu'elle avait déjà entrepris de découper le dos… Elle n’avait même pas pris le temps d’évaluer les dommages!! Soit elle en savait plus qu’il ne pensait, soit cela faisait définitivement trop longtemps qu’elle avait effectué d’embaumement… Robin ne put se retenir et se dirigea vers elle.

«Mais... que faites-vous?! Les cadavres de la morgue criminelle, il faut les évaluer avant de commencer! Ne me dites-pas que vous l’avez oublié…»

Quand il arriva à sa hauteur, le jeune homme resta coi, lorgnant le dos d’Éléonor Marchal. Qu’étaient donc ces coupures? Que s’apprêtait-elle donc à faire? Merde… Robin pataugeait en plein mystère et détestait cela. Il lui fallait une raison, une réponse logique.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Dim 14 Juin - 13:56

[HJ : Décidément, j'adore ton perso XD]

Alors qu'elle entaillait le dos d'Éléonor, Robin vient s'approcher. Concentrée à suivre la ligne des cicatrices, elle ne le vit pas immédiatement mais réussit à finir son découpage avant qu'il ne puisse voir le dos de la jeune fille. Elle n'avait même pas réalisé qu'il était si proche, trop occupée par les mots qu'il avait employé. Mais il était énervant ce môme ! Elle déposa son scalpel et regarda à nouveau ses entailles prête à attraper ses potions dans le sac à côté d'elle. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu un patient sur la table mais quand même, elle savait parfaitement ce qu'elle faisait et l'ange n'allait laisser un gamin lui faire la leçon.

“Je fais mon travail, là où ça te prends 5 minutes à évaluer, ça me prend 5 secondes alors...”

En milieu de sa phrase, elle s'arrêta parce que quelque chose clochait. En levant les yeux, elle ne vit pas son employé et tourna doucement la tête vers le côté pour finalement le voir. Il était proche... Dangereusement proche et il regardait droit vers elle. Pas elle, la gérante, elle la gamine. Si il y avait une raison à sa proximité, elle n'acceptait pas qu'on envahisse son espace et surtout pas qu'on la surveille. Qu'est-ce qui lui prenait à la fin à être envahissant comme ça ? Elle le dévisagea tout en pensant qu'ils ne pouvaient pas revenir en arrière. Il avait vu et le faire fuir ne serait pas facile. Ce môme était une tête de mule sans précédent et une vraie plaie, le comble pour un embaumeur.

“Tu as besoin que je te montre comment faire ton boulot ?” demanda t-elle avec ironie tout en attrapant une paire d'écarteurs.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Lun 15 Juin - 21:01

Cinq… secondes?! Non, c’était tout simplement impossible. Ce n’était même pas le temps que ça prenait pour sortir le corps de son enveloppe, si on était attentionné! Luce Leroy mentait et ses mensonges voletaient en rond autour de la tête de Robin, comme des mouches acharnées. Et la victime de cet assaut n’avait pas dit son dernier mot!

«Avec tout le respect que je vous dois, Mme Leroy, une évaluation semblable prend minimum deux minutes, voire quatre si on est minutieux… Vous avez vu dans quel état est cette jeune fille?», s’exclama-t-il en pointant celle dont il était question.

Pour toute réponse, sa patronne répliqua : «Tu as besoin que je te montre comment faire ton boulot ?» À ces mots, le jeune homme faillit laisser parler sa colère, mais se retint, comme cela arrivait trop de fois devant cette mégère. Elle se foutait de sa gueule et tout ce qu’elle attendait était qu’il morde à l’hameçon… Surtout, ne pas lui faire cette faveur. Robin avait parfaitement conscience de ses capacités dans le domaine et savait très bien comment s’y prendre en pareille situation. Ce n’était pas une femme au complexe de supériorité démesuré qui allait le lui apprendre, oh que non!

Puis, pris d’un éclair de lucidité, il se retint d’éclater de rire… Finalement, elle lui offrait ce qu’il voulait sur un plateau d’argent!

«Si vous croyez vraiment pouvoir m’apprendre mon métier, montrez-le moi, que je m’améliore!», lança-t-il d’un ton insolent. Robin retenait difficilement les soubresauts de ses lèvres, fier de lui. Un petit sourire se glissait quand même dans son regard. Si Luce Leroy le rejetait, ce serait là la preuve qu’elle avait quelque chose à cacher.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Jeu 18 Juin - 12:46

Elle commençait à s’impatienter, Robin avait le chic de répondre avec un tel ton qu’elle avait les nerfs à vifs. Il essayait de jouer au plus malin et croyait avoir réponse à tout. Soit, c’est vrai qu’elle pouvait identifier le travail à faire sur un corps plus rapidement que lui, mais bien qu’elle n’ait pas besoin de se justifier.

“C’était une façon de parler Robin. Quant à l’évaluation, j’étais au téléphone avec le médecin légiste qui les a examiné, il m’a simplement fallut vérifier ce qu’il m’avait dit et tout est là.” Dit-elle en désignant sa patiente.

Patiente... Patience... Non, elle était en train de la perdre ! Elle respirait le calme d’ordinaire mais Robin était un garcon absolument insupportable. Elle avait bien envie de lui tordre le cou afin de vérifier s’il ferait plus le malin ainsi. Pourtant, à moins qu’il ne devienne extrêmement génant, Luce n’avait pas pour habitude de mêler travail et plaisir. Elle n’avait jamais tué une personne qu’elle connaissait et encore moins un de ses employés et ne comptait pas commencer avec quelqu’un d’aussi insignifiant que lui. Ça aurait été un beau gâchis.

“Tu trouves vraiment judicieux de signaler à ton employeur que...” ajouta t-elle avant de s’interrompre.

Il avait une petite lueur dans le regard, une lueur qui l’arrêta net. Quelque chose qu’elle aimait et n’aimait pas en même temps. Une expression impassible mais un éclat dans les yeux mêlé de joie et d’entrain. Elle avait ce regard à chaque fois qu’elle repérait une proie... Il avait quelque chose, un truc qui lui trottait dans la tête. Son employé avait changé, comme si une motivation extérieure l’avait embrasé et lui avait donné un but. Soudainement, l’ange se sentit piégée... Pas mal pour un gamin... Pas mal. Elle n’allait pourtant pas lui donner la satisfaction d’accéder immédiatement à sa requête, ni de lui refuser. Au contraire, l’expression du petit homme avait également fait naître un intérêt chez elle.

“Ecoute, ses parents arrivent dans moins de deux heures pour la voir et j’ai un rendez-vous. Je dois m’occuper d’elle et lui mouler la moitié du visage, je te montrerai une prochaine fois. Sans faute.” Lui dit-elle avait de se retourner vers sa malette d’embaumement.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Ven 19 Juin - 13:04

Pourquoi ce changement de ton? Avait-elle senti son excitation? Peut-être son visage n’était-il pas aussi neutre qu’il l’aurait souhaité? Peu importe, en tous les cas, elle le rejetait diplomatiquement et il n’en fallait pas plus à Robin pour confirmer ses soupçons : elle voulait l’éloigner, et, contrairement à ce qu’elle laissait entendre, ce n’était certainement pas juste par désir de rapidité et d’efficacité… Lui montrer une autre fois! Mais, il n’en avait rien à foutre d’un autre jour! Il savait bien faire son travail, là n’était pas le point… ce prochain tutorat ne devait pas arriver, il en perdrait contenance. Mais, comment dire cela sans paraître louche? Comment faire comprendre que c’était là, maintenant, qu’elle devait lui montrer, et non pas plus tard?

«J’ai pas l’impression qu’une prochaine fois, vous couperez le dos ainsi… ni qu’on verrait le dos en premier, d’ailleurs. Et n’allez pas me faire croire qu’ils désinfectent les corps à l’autopsie : ils sont tous encore très rigides.», finit-il par dire, innocemment, en désignant de sa main droite la partie du corps, puis les cadavres.

Il avait osé… Il avait osé pointer directement ce qui clochait! Lui-même n’aurait pas cru être aussi direct, mais, rendu où il en était, il le devait s’il voulait en apprendre davantage… En même temps, ça montrait à la Leroy ce dont il se doutait, ce qui n’était pas forcément une bonne chose… D’un autre côté, n’importe quel thanatopracteur sachant faire son métier aurait trouvé que quelque chose clochait.

[HJ : Tiens, pour qu’on ait la même base d'information sur le sujet! Smile]
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Lun 22 Juin - 18:30

[HJ : Hey hey, j'utilisais déjà ces informations XD Mais bon fallait bien qu'elle fasse une erreur sinon c'est pas drôle XD]

Elle allait attraper d'autres ustenciles mais Robin s'obstinait à lui taper sur le système et à la critiquer comme si elle était sa pote et qu'elle puisse tout entendre. Dans ses yeux, il n'était qu'un gamin et il lui montrait absolument aucun respect malgré ce qu'il avait pu lui dire précédemment. Elle se crispa tout en laissant retomber un écarteur devant elle et eut une immense envie de lui en coler une. Si elle ne montrait pas de suite les dents il allait continuer à la pousser sûrement pour voir jusqu'où il pouvait la tester. Si il y avait bien une chose qu'elle n'appréciait pas c'était qu'on la pousse dans ses retranchements et que ce soit un minus comme lui qui impose ses rebuffades. Elle fit volte-face vers lui, partagée entre l'envie de lui foutre une raclée et le devoir qui lui avait été imposé par les Marchal.

“Il me semble que je suis encore ton employeur et que tu n'as pas à discuter ce que je te dis.”

Il y était allé trop fort, jamais n'aurait-elle osé faire de même à son âge et avec une telle insolence. Si il continuait dans ce sens, elle allait vraiment commencer à vouloir enfreindre ses règles et transformer cet humain en jus de tomate. Qui allait le manquer de toute façon ? Elle se sentait vraiment dans une humeur de meurtre à grande échelle et ce n’était pas un fouille-merde en herbe comme lui qui allait lui mettre des bâtons dans les roues. L'ange en avait assez sur ses épaules avec l'OM sans que ce mioche en rajoute un couche. Il avait décidé de faire son intéressant, soit, mais pas avec elle.

“Maintenant, si tu n'es pas capable de retourner travailler, rentre chez toi.” dit-elle en lui faisant toujours face.

Elle laissait sous-entendre que par rentrer chez lui, elle n'espérait pas le voir revenir et qu'elle ne viendrait pas le chercher une fois calmée.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mer 1 Juil - 21:11

[HJ : Haha! En effet! xD
HJ 2: J'ai ajouté deux paragraphes finalement!]

Robin, ignorant les désirs sanguinaires de sa gérante, ne pouvait évidemment pas saisir l’ampleur du danger qui s’annonçait s’il continuait ainsi à lui montrer ce qui clochait dans son travail. Mais il vit néanmoins dans son regard qu’il avait largement dépasser les limites d’acceptation d’insubordination. Cela dit, il ne pouvait en venir à accepter qu’il puisse être renvoyé chez lui… parce qu’il voulait que le travail soit bien fait, sous le seul prétexte qu’il contredisait sa patronne! C’était d’une absurdité! On ne pouvait décidément pas s’exprimer en ce bas-monde…

Au bord de la crise de nerfs, il réussit malgré tout à garder le silence, sans vaciller du regard pour autant, lequel exprimait clairement sa désapprobation. Une envie forte et instinctive lui prit de cracher. Cracher tous ses mucus et sa bile aux pieds et au visage de la Leroy, puis sur le corps de la Marchal, toujours étendu dans une position invraisemblable pour une thanatopraxie. Lui, qui n’en venait jamais aux poings habituellement, eu une envie dévorante de lui envoyer un droit dans l’estomac, de lui couper le souffle comme elle lui coupait la parole et l’herbe sous le pied, puis de lui faire avaler tous leurs produits toxiques pour que son estomac écrasé se désagrège de l’intérieur.

Leurs fusils de yeux ne se lâchaient pas pendant que Robin alimentait mentalement sa colère, mais se retenait, sans savoir comment, de passer à exécution. Au fond, il voulait juste être respecté, pas devenir meurtrier ni bourreau. Il regarda de nouveau le cadavre retourné, examina les coupures dans son dos, puis décida pour de bon de se calmer, sa curiosité transcendant sa fureur. Tout en cette matinée était anormal. ‘Manquerait plus qu’il rentre chez lui bredouille et il ne s’en remettrait pas. Ainsi, sans un mot de plus, il fit volte-face, croisant le regard de Luce Leroy au passage, et retourna à sa table de travail.

Toujours aussi muet, il entreprit la désinfection et le massage du cadavre d’une certaine Carole Saint-Côme. L’odeur caractéristique de leur solution d’embaumement et du formol finit de l’apaiser. Il sentait les muscles se délier sous ses doigts et les caillots sanguins se dissoudre pour laisser le passage à la solution dans les veines. Pour Robin, c’était comme presser une balle anti-stress dans ses mains. En se concentrant sur son ouvrage, il n’arrivait pas, non, à oublier les apparentes supercheries de sa patronne, mais au moins à les mitiger.

Finalement, il se permit de la regarder de nouveau par-dessus son épaule, puis s’arrêta net… Mais qu’est-ce qu’elle faisait, voyons?! Tout cela était de plus en plus et, il avait beau fouiller toutes ses connaissances en thanatopraxie, il n’y trouvait qui puisse se rapporter à ça… Ça y était, la névrose commençait. Robin n’avait pas pris ses pilules depuis deux jours et tout avait été correct jusqu’à ce jour. Mais, là, c’était davantage que son intellect ne pouvait supporter… Pour lui, il était clair et net que Mme Leroy était de mèche avec le gouvernement et voulait camoufler une preuve quelconque sur ces indésirables. Ce n’était pas les parents de la jeune Marchal qui l’avaient appelée, mais la police carrément, voire le maire peut-être… Éléonor Marchal avait dû en savoir plus qu’il ne fallait… Robin devait faire attention, très attention à ne pas attirer les soupçons sur lui à son tour. Tout cela expliquait également la réaction de sa patronne quand il s’était approché et son refus catégorique de voir la réalité en face : elle ne faisait pas l’embaumement comme il le fallait, car l’embaumement, en fait, l’importait peu pour le moment. Il y avait des preuves du meurtre qui devaient être effacées et que la morgue criminelle n’avait pu prendre en charge.

Reportant rapidement ses yeux sur le corps de la jeune St-Côme pour éviter d’être remarqué, Robin tremblait… non pas de peur, mais d’excitation, et de colère en même temps. Sentant ses outils trembler dans ses doigts, il dut prendre une pause pour calmer ses nerfs. Il en profita pour faire le tour de sa table de travail. Il s’éloignait de Luce Leroy, mais aurait un meilleur angle pour l’espionner discrètement. Les mouvements de la dame lui paraissaient doux, mais décidés en même temps. Malheureusement, son dos l’empêchait de voir le plus important et, peu importe l’angle qu’il prenait, cela n’y changeait rien. Merde… réfléchissant sur la méthode à utiliser pour s’approcher subtilement, il continua sa tâche en regardant ce qu’il faisait.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mar 7 Juil - 12:37

Oh oui, elle avait des envies de meurtre et elle était en train de perdre sa patience d'ange... Ou pas ! Elle s'en voulait de devoir faire ça devant ce foutteur de merde ambulant qui allait certainement ne pas la lâcher avec cette histoire de si tôt. Ça aurait si simple si elle avait été avec un des autres larbins de service qui faisait leur tâches comme des automates et qui n’avaient rien dans le ciboulot. Enfin rien... Juste assez pour faire leur job mais pas bien plus. Robin finit par tourner les tâlons sans oublier de lui jeter un regard assassin au passage. Qui sait, il avait peut-être du potentiel ce petit. Dommage qu’il soit humain.

Le laissant s’éloigner, elle se pencha à nouveau sur son travail injectant un premier jet de potion dans l’incision qu’elle avait fait avant de se mettre à la désinfection du corp. Elle appliqua auparavant une compresse sur le dos de la jeune ange et s’occupa de son corps. L’injection qu’elle venait de lui faire l’aiderait à détendre les chairs autour de la magie ailée de la jeune fille et elle pourrait passer à une cautérisation plus magique et chimique ensuite. D’ici à ce qu’elle ait commencé l’injection biocide, le produit auriat fait effet et elle pourrait passer à autre chose. En attendant, elle remit la jeune fille en décubitis dorsal avec la tête surélevée et continuant la désinfection et le traitement.

Plongée dans son travail, elle entendit son employé s’éloigner d’elle tout en continuant d’effectuer son massage désinfectant. Elle se surprit à ralentir ses gestes et à traiter ce cadavre avec une douceur très peu caractéristique de sa personnalité. Personne ne l’avait jamais vu s’occuper d’un corps, autre que le médusa qui la secondait, dans la salle d’embaumement. Ça ne s’était tout simplement jamais produit et encore moins alors qu’elle s’occupait de l’un des siens. Si elle avait été sentimentale, elle aurait même pu faire une petite pause et observer les traits fins et délicats de la créature mais n’en fit rien. A quoi bon ? Elle était morte avec ses amis humains. Que pouvait-il y avoir d’autre ? Si cela avait été prémédité, le gouvernement n’aurait jamais laissé le corps partir. Il ne l’aurait pas lâché si ils avaient été derrière tout ça.

Pourtant, Alexandre l’avait bien prévenu que la morgue s’était montrée rétiçante ce matin et la présence de son avocat ne serait pas de trop. Elle finit son massage alors que Robin imaginait un plan pour s’approcher à nouveau. Elle allait devoir travailler sur le dos de l’ange pendant un petit moment désormais et contourna elle aussi la table d’embaumement. Elle préférait garder son employé bien en face d’elle avec le cadavre en PLS mais avec le dos au plus loin du champs de vision de Robin. Qu’importe qu’il devienne encore plus parano, elle n’avait pas l’intention de lui laisser voir quoi que se soit alors qu’elle incisait et cautérisait les ailes d’Eléonor Marchal. La faisant pivoter à nouveau, elle sortit deux paires d’écarteurs qu’elle laissa à côté du corps et planta une grande seringue dans l’artère fémorale de l’ange afin de commencer à lui injecter la solution d’embaumement au moyen d’une pompe centrifuge réglée sur minimum.

Heureusement, les incisions qu’elle avait faite n’allaient pas engendrer une perte de liquide important mais elle allait devoir faire attention à ne pas perdre trop de solution durant l’opération. Se débarassant de la compresse, elle se saisit des écarteurs et les plaça dans les cicatrices. Bordel... C’était une pagaille de tissus là dedans et ça faisait longtemps qu’elle avait fait ça toute seule. Attrapant son scalpel à nouveau, Luce jeta un regard à Robin afin de voir où il en était.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mer 15 Juil - 20:56

Pendant que Luce Leroy contournait sa table de travail, Robin ne put s’empêcher de la suivre des yeux, ahuri. Elle… elle lui laissait libre champ de vision? Ou… non en fait. Mais, elle lui montrait en pleine face qu’elle ne faisait rien comme il fallait… Tentait-elle de le provoquer, ou quoi? Ou voulait-elle simplement  savoir quand il la regardait…

Jurant intérieurement, le thanatologue se pencha sur son travail, la tête toujours en ébullition. Fallait-il qu’il mette en danger son salaire et peut-être éventuellement sa couverture pour en savoir davantage? Il devait prendre toutes les précautions nécessaires pour que sa patronne ne croie pas qu’il la suspecte d’autre chose que de mal faire son travail… surtout pas lui montrer qu’il en savait plus qu’il ne devrait. Toute sa couverture serait alors foutue à l’eau, il devrait disparaître de la surface de Ténébris et mettre tous ses acolytes en état d’alerte… Et, surtout, il devrait vider l’intégralité de tous ses disques durs et, même, les envoyer direct à la décharge. Pendant qu’il voyait ce scénario catastrophe, il finissait le massage.

Il reporta son attention sur les deux anges et fronça les sourcils en secouant la tête de désapprobation. Que pouvait donc faire sa gérante en plaçant le corps ainsi sur le côté? Il était clair qu’elle avait quelque chose à cacher… mais quoi donc? C’était définitivement en lien avec les deux incisions qu’il avait vues dans le dos d’Éléonor Marchal, mais son raisonnement ne pouvait aller plus loin. Et lui, toujours sous l’effet de la psychose, n’osait plus dire un seul mot.

C’est alors que le téléphone encastré près de la porte émit les tonalités annonçant que quelqu’un parlerait à l’intercom sous peu, faisant sursauter l’embaumeur. En effet, la voix de Carine ne tarda pas à se faire entendre : «Désolée Mme Leroy, mais Monsieur le commissaire demande à vous voir. Dois-je le faire attendre?», puis, après s’être raclé la gorge, elle ajouta, comme si cela lui avait été intimé : «Cela semble urgent.»

Robin écouta attentivement chaque parole dite par la secrétaire et ne put d’empêcher de se tourner vers l’appareil, les yeux écarquillés. Voilà. Il avait la confirmation de ses doutes : Mme Leroy était de mèche avec tous ces oppresseurs et tentait de cacher un secret d’état à son employé, ni plus ni moins. Sans dire quoi ce que soit, il se tourna vers la principale intéressée et attendit son verdict, des sueurs froides dans la nuque et le regard inquisiteur…
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Jeu 16 Juil - 14:47

Robin était occupé à finir le massage. Et ben, il prenait son temps dis donc. Attrapant le scalpel, elle agrandit les incisions et se débarassa des tissus qui cachaient la naissance des ailes et écarquilla les yeux. Merde ! Passant ses doigts entre la chair et les sortant presque immédiatement, elle trouva une plume reposant entre son index et son majeur. Une petite plume de moins de deux centimètres, tout en duvet. Aïe, ça s’annonçait mal, très mal même. L’ange déposa ce qu’elle avait trouvé sur la table devant elle et sortit une autre potion. Elle allait devoir travailler le plus vite possible sinon ces maudites ailes allaient sortir en plein dans sa salle d’embaumement. Attrapant un autre flacon elle injecta le contenu entre les chairs et enleva les écarteurs.

Elle jeta un coup d’œil à la pompe centrifuge et vérifia la pression. Au passage, ses yeux s’arrêtèrent encore sur la preuve tangible qu’Eléonor n’était pas humaine. Elle attrapa le petit object aérien à nouveau et le plaça dans sa malette d’embaumement. Au même moment, l’intercom se mit en route. Sous les yeux de son employé, Luce tourna les yeux vers la porte lui offrant son profil et un éclair de peur passa sur son visage. Si vite... Il était arrivé si vite...

“Passe lui le téléphone.” Dit-elle assez fort pour sa voix porte jusqu’au combiné.

Elle attrapa le linceul qui recouvrait toujours le corps de la jeune Marchal et la recouvrit des pieds à la tête avant de retirer ses gants. Elle aurait put jurer sur place si Robin n’avait pas été là mais ce dernier la regardait et il était possible qu’il ait lu l’émotion sur son visage quand elle avait perdu le contrôle.

- Madame Leroy ?
“Commissaire. Des nouvelles de mon mari ?” demanda t-elle avec le plus grand naturel du monde en s’avançant vers le combiné.

Son époux avait disparut 2 ans auparavant, il était donc normal que la police la contacte de temps en temps. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que cela arrivait. Si cela concernait la jeune Marchal, la police n’aurait pas vu des marques d’ailes aux radios et elle était à 30 minutes d’en effacer complètement toutes traces. Si on la questionnait sur les cicatrices, elle saurait se dégrouiller à l’arrivée de son avocat. En attendant, elle ne savait pas ce qui avait motivé cette visite impromptue.

[HJ : Si tu veux donner la raison je t’en prie mais si tu préfères que je développe : MP Razz]
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Lun 3 Aoû - 20:42

[HJ : Peu m’importait, en fait. Mais, je vais prendre le relais. ^^]

Robin restait dans son mutisme, le regard toujours rivé sur l’ange noire, laquelle venait vraisemblablement d’esquisser une ébauche de détresse parmi ses traits durs. Le jeune thanatologue était totalement pétrifié par ce qui se passait. Il s’était totalement arrêté et avait mis tous ses sens en alerte, oubliant qu’il avait une lourde charge de travail à exécuter en peu de temps.

«Commissaire. Des nouvelles de mon mari ?»

Ah, oui… évidemment elle ferait comme si de rien n’était, comme s’il s’agissait d’une simple rencontre de formalité, comme si la venue du commissaire n’avait pu en rien être liée avec ce qu’elle tentait de façon si évidente de lui cacher, à lui, pauvre employé trop curieux. Ce dernier savait bien que le mari de madame Leroy était porté disparu depuis deux ans, peu après qu’il ait lui-même été embauché. Maintenant, il y voyait là un élément crucial dans cette histoire d’indésirables. Sans doute sa disparition y était-elle liée et, depuis, sa patronne était également dans le coup. Oui, tout tenait. Pour Robin, il n’en pouvait être autrement. Et la voix embarrassée mais grave du policier d’emplir la pièce :

«Hum, hum… Non, non, désolé. En fait, ça concerne… m’enfin. Je crains que la morgue ait été un peu précipitée pour vous envoyer les corps, disons… Et… bon. Peut-être serait-il préférable d’en parler en privé?»

Luce étant près du téléphone, elle ne put voit le visage impassible de son employé se fractionner pour laisser place à un étonnement non dissimulé. Les corps… la police avait un problème avec les corps… À cette pensée, il regarda celui dont il était chargé d’embaumer, puis celui qui lui triturait tant l’esprit. Son pouls s’accéléra en attendant la réponse de sa gérante, prêt à bondir sur Éléonor Marchal dès qu’elle aurait mis le pied dehors.

[HJ: Bon... finalement, la raison n'est pas vraiment définie. Si tu veux y voir, tu as le champs libre. Wink]
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mer 5 Aoû - 14:45

[HJ : Ça marche (: ]

Elle se doutait bien que la venue du Comissaire n’avait rien à voir avec la disparition de son mari. C’était pourtant bien lui qui avait suivit l’affaire, lui qui l’avait renseigné sur le sujet et avec qui elle avait dû jouer les femmes éplorées. Au début, elle pensait que son époux serait vite de retour et avait joué le jeu avec les autorités mais non, il n’était jamais rentré. Elle ne savait qu’en penser. Un autre homme avait disparu la même semaine et elle suspectait que cette identité ait été la couverture de son mari sans avoir de preuves. David n’avait rien laissé au hasard et elle n’avait rien put découvrir sur sa couverture.

Le Comissaire était un homme droit, direct mais compréhenssif, elle avait bien sentie à l’époque qu’il était rigoureux mais qu’il pourrait utiliser leur passé commun à son avantage et, un jour, lui faire une demande incongrue. Elle le voyait venir comme le nez au milieu de la figure, mais, fort heureusement pour elle, l’ange n’avait pas à se plier à ce qui lui demandait sans avoir les papiers légaux en main. S’il venait de son plein gré et sans lui dire qu’il les avait bien, c’était qu’il attendait encore de les recevoir. 30 minutes, c’est tout ce dont elle avait besoin. 30 minutes et pas même un ange aurait soupçonné qu’Elénor Marchal en était une.

“Se sont des choses qui arrivent. Malheureusement, je ne peux pas vous parler en privé, je suis en salle d’embaumement et j’ai un travail à terminer dans l’heure.”

Voyons voyons... Le Comissaire... Pas forcément une forte tête, buvant du café, fumant, une buveur occasionnel d’alcool lui avait-elle semblé, mangeant bien trop et bien trop riche si on en croyait par sa bedaine, habitué aux corps charcutés et à l’hygiène de la morgue. Pour un peu qui ait siroté un alcool fort la veille et qu’il ait prit sa dose de tabac et de café, les odeurs de la salle d’embaumements lui prendrait le nez assez pour qu’il suspecte un commencement de mal de tête s’il restait trop longtemps. Ajouter ça et les pouvoirs psychiques de l’ange, elle pourrait passer le dos de la jeune fille pour une hallucination et faire naître un commencement de migraine chez lui.

Son seul problème était Robin. Si elle avait pu se cacher de lui, passe encore, même lui envoyer une bonne hallucination dans le cerveau serait possibel mais elle n’arrivait pas à se résoudre à le faire. Comme si elle avait des complexes. Au pire, tant pis, elle trouverait uen solution pour lui, quelque chose de radical. Après tout, il y avait des disparitions tous les jours.

“Vous pouvez m’y rejoindre, Carine vous montrera le chemin mais j’espère que vous n’ètes pas sensible au formol.” Dit-elle en coupant la communication.

Voilà, elle allait le garder très proche de lui, assez pour qu’il ne remarque pas le travail qu’elle faisait sur le dos. Pour l’instant, les écarteurs étaient enlevés et elle allait regarder les moules faciaux pour redonner à sa patiente une allure... humaine ? Au passage, elle descendit le linceul montrant ainsi la tête de la jeune fille au complet et regarda ses traits attentivements tout en remettant une paire de gants. Quel boulot...
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Jeu 13 Aoû - 2:58

[HJ: Bon... J'en aurai mis, du temps et j'étais sûre, en me mettant au clavier, qu'il n'en sortirait pas grand-chose. Finalement, l'inspiration est venue d'elle-même! Very Happy Hésites pas à faire intervenir le Commissaire à ton tour, si tu veux!]

Merde, merde, merde! Elle ne voulait toujours pas quitter cette satanée salle! Robin ne pouvait détacher ses yeux de sa patronne et du téléphone. Son esprit ne se concentrait plus que sur cette intrigue. S’il y avait résidé une parcelle de lucidité, elle s’en était allée à présent. Il ne bougeait plus, tétanisé par ce qu’il percevait. À ses yeux, le mystère des indésirables était presque résolu et il ne faudrait que quelques éléments supplémentaires pour finaliser le casse-tête… Mais comment s’y prendrait-il? Il commençait sérieusement à suspecter que toute cette histoire finirait mal pour lui, mais pas que ce serait personnellement Luce Leroy qui s’en occuperait ou qui en aurait décidé ainsi. Il en savait déjà trop, il en était sûr.

À cet instant précis, il aurait voulu disparaître, se cacher dans les armoires et faire oublier à sa gérante jusqu’à son existence pour qu’il puisse capter ses moindre faits et gestes… voire peut-être ses pensées à voix haute? Malheureusement pour lui, il était bel et bien visible et pourrait même finir par attirer l’attention s’il ne recommençait pas à s’activer avant que la Leroy se retourne et le voie les bras ballants et immobiles. Il bougea donc machinalement, le regard dans le vide, et, n’étant aucunement concentré sur ses mouvements, en fit un ou deux de travers. Des petites choses sans apparence sur le coup, mais qui feraient en sorte que le cadavre sentirait la charogne au moment des funérailles.

«Oh, mais le lieu importe peu, Mme Leroy.», dit le Commissaire à-travers l’appareil téléphonique, ce après quoi son interlocutrice l’invita à la rejoindre.

Robin s’arrêta à nouveau, des sueurs froides dans le dos. Il était pris au piège; il serait cerné bientôt. S’il ne trouvait pas une manière de s’éclipser en douce, peut-être ne pourrait-il plus jamais sortir de cet endroit vivant… Quel meilleur endroit pour cacher un mort qu’une salle d’embaumement? Son visage pourrait même être totalement refait… Un frisson parcouru son échine, mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Les yeux rivés sur le corps de Carole Saint-Côme, il reprit sa besogne, respirant lentement, comme pour cacher qu’il avait, en fait, le souffle court. Son cœur battait à tout rompre et semblait vouloir lui déchirer les tempes. Sa vue se brouillait. Il devait agir et vite! Mais les mots n’avaient aucun effet sur ses actions, se réverbérant dans son cerveau comme un hypnotisant leitmotiv.

Puis, plus tôt qu’il ne l’aurait pensé, la porte s’ouvrit. «Merci énormément, gente dame.», s’exclama une voix grave et tonitruante, qui s’adressait vraisemblablement à la secrétaire, laquelle repartait sans plus tarder dans son bureau. Un pied passa l’embrasure de la porte et la voix se fit entendre à nouveau : Bon… Alors, voilà, Mme Leroy…», mais s’arrêta bien vite quand le Commissaire constata que la propriétaire des lieux n’avait pas menti en disant qu’ils ne pourraient se rencontrer en privé… Un jeune homme recourbé sur lui-même faisait de l’embaumement dans la même pièce… Mais quelle galère! Il était déjà difficile de parler simplement à cette dame sans éveiller les soupçons, s’il devait en plus le faire devant des oreilles trop curieuses, ce serait même carrément impossible! Comment faire en sorte que ce gamin quitte la pièce?

Décidément, tout le monde voulait que Robin disparaisse de la pièce, lui-même compris. Malheureusement, en entendant le policier faire son entrée, puis se taire totalement, il n’avait pu faire autrement que de ralentir ses mouvements, tous ses sens en alerte à-travers sa panique. S’il partait en courant, il serait simplement pourchassé et deux adultes auraient tôt fait de le plaquer au sol. D’autant plus que l’entrée était même barrée par un grand homme bedonnant. Non… mieux valait continuer à jouer l’innocence pour l’instant. Il réagirait le moment venu.

Le policier, de son côté, s’éclaircit la gorge, reporta son attention sur l’ange noire et s’approcha d’elle : «Heu, heum… Alors, oui, je disais… *Kof, kof*… Vous avez raison, le formol est plus fort que l’on ne s’y attend… Enfin. Voilà, donc… n’allons pas par quatre chemins, je viens réquisitionner les corps ici présents. Les résultats des derniers tests n’étaient apparemment pas encore arrivés quand vos employés sont venus les chercher.» À cette mention, il se tourna de nouveau vers le thanatologue, qui agissait bien étrangement à ses yeux. En effet, il était maintenant penché sur le cadavre qu’il embaumait, l’oreille tendue, comme si elle lui murmurait un secret. Fronçant les sourcils, il préféra ne pas s’y attarder et fouilla dans sa poche interne, puis en sortit une feuille de papier carbone jaune pliée en quatre, qu’il remit dans sa forme initiale. «Heum… Bon, ça n’est qu’une copie, signée par le meilleur médecin, mais vous comprendrez que l’Officier en charge de cette morgue étant parti, il fallait bien que quelqu’un s’en charge. Malheureusement, le secret professionnel m’oblige à taire la raison de cette décision, mais vous devez cesser vos activités… tous deux.», précisa-t-il.

À ces mots, Robin, qui venait d’écouter une épopée extraordinaire sur des rats ailés qui auraient pris en chasse les adolescents, se releva presque d’un bond et se décida finalement à regarder le policier. Il tentait de construire le casse-tête qui se dessinait devant lui, mais il lui manquait forcément des morceaux. Si le Commissaire se taisait de la sorte, ce n’était évidemment  qu’à cause de sa présence, dont il avait pleinement conscience. Il réussit quand même à parler pour la première fois depuis le début de sa psychose et tout ce qu’il dit fut : «Ah bon?»
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Lun 17 Aoû - 12:19

Elle ne nota pas que Robin avait commencé une psychose du feu de Dieu et qu’il partait complètement en vrille ! Penchée à nouveau sur le corps, elle passa ses doigts gantés sur le visage du petit ange... Hmm, elle avait quoi ? Une minute avant que le Comissaire n’entre ? Tant pis, autant faire une autre injection dans les plaies de l’ange afin de finir la cautérisation. Elle avait déjà nettoyé les chairs, il ne faudrait plus que refermer après ça à l’aide d’une autre potion. Tout ce petit matériel coûtait très cher et elle avait besoin des meilleures sorcières pour faire son stock. Fort heureusement pour elle, ces dernières savaient ce qu’elles faisaient et leur produit cicatrisant sur chairs mortes laissaient des cicatrices qui auraient put passer pour des marques faites des mois auparavant et toutes leurs potions, ou presque, restaient indétectables.

Eléonor ne semblait pas utiliser ses ailes souvent, les cicatrices qu’elle portait serait donc les mêmes que celles qu’elle avait avant de passer entre ses mains. Attrapant une dernière fiole, elle injecta à nouveau le produit dans les plaies qu’elle avait découpé et remit le corps sur le dos. Au même instant, le Commissaire rentra et elle déposa sa seringue près de son matériel d’embaumement. Elle entrevit Carine dans l’embrasure de la porte et celle-ci lui adressa un signe de tête avant de remonter à son bureau. De marbre, Luce regardait les traits de sa patiente prenant note de ses caractéristique physique et du moulage qu’elle devrait faire. Elle vit le nouveau venu rentrer dans la pièce du coin de l’œil mais continuant son observation plutôt que de le regarder.

Elle ne leva son regard vers lui que lorsqu’il mentionna le mot réquisition. Tiens, tiens comme par hasard... Soudainement, elle fut beaucoup plus satisfaite d’elle-même d’avoir fait cette dernière injection. Au moins, la cautérisation chimique des ailes avait commencé et il y avait maintenant peu de chance que celles-ci ne sorte dans la mort. Ça lui enlevait un gros poids et elle pouvait être une parfaite Directrice blanche comme neige qui n’a rien à se reprocher. Il lui faudrait quand même refermer ces coupures mais ça ne lui prendrait pas longtemps.

“C’est étrange que l’on nous ait appelé si les tests n’étaient pas finit. Vous m’en voyez désolée, Commissaire.” Dit-elle en enlevant ses gants et en les jetant à la poubelle.

Après tout, elle aussi ne devait pas attirer les soupçons. Aux yeux du Commissaire, ces corps étaient justes du boulot pour elle et elle n’avait aucune information sur leur nature réelle. Elle se saisit du papier carbone qu’il lui avait tendu et le scruta comme il se devait alors que Robin s’exclamait dans le fond avec surprise.

“Vous avez raison, ce n’est pas la signature de l’Officier Mortuaire avec qui nous traitons d’habitude. Vous n’aviez pas besoin de vous déplacer spécialement pour ça, vous le savez. Un simple fax de réquisition aurez suffit, comme d’habitude.”

En effet, il n’était pas anormal qu’un corps donné au Centre d’embaumement soit rappelé à la dernière minute. C’était déjà arrivé et elle devait s’y plier. Pourtant, une demande verbale ne constituait pas une réquisition dans les yeux de la loi. Si le Commissaire avait fait tout ce chemin c’est qu’il attendait la signature du document afin de le faire valider et que cette demande de réquisition venait d’en haut et pas de lui.

“Nous avions déjà commencé le travail sur deux des corps, le troisième est intacte.” Dit-elle en les montrant d’un signe du bras. “Il me faut juste la demande de réquisition avant que vous puissez enlever les corps.”
«Mais Madame Leroy je croyais avoir été clair, il vous faut arrêter vos activités et...»
“Nous les arrêtons, Commissaire.”
Dit-elle en l’interrompant. “Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à faire entrave à vos demandes. Faites moi parvenir la demande de réquisition écrite, comme il se doit. D’ici là, nous ne toucherons plus aux corps.”

S’éloignant du représentant de la loi, elle passa près de Kobin et éteins la pompe qui injectait en ce moment une solution d’embaumement dans les veines de la jeune Saint-Côme. C’est à ce moment qu’elle posa les yeux sur son employé et qu’elle nota son expression. Il avait l’air fatigué et près à exploser. Qu’est-ce qui avait bien pu passer dans sa tête pour qu’il soit si secoué. Elle posa un instant son regard vers lui, impassible, hésitante à lui parler directement. Elle ne savait même pas si il était en mesure de l’entendre tellement ses yeux étaient vides.

“Robin, enlève la seringue intra-veineuse et éponge la solution sur va en sortir, cautérise la plaie lorsque se sera terminé et range le corps jusqu’à ce qu’on vienne les chercher.” Dit-elle avant de se retourner et de revenir à son poste. “Commissaire, l’odeur du formol va devenir insoutenable, si ne voulez pas vous évanouïr, je vous conseille de m’attendre dans mon bureau.”

Au fond c’etait vrai. Sans être du métier, la solution concentrée d’embaumement avait des effets néfastes sur quiconque la respirait. Dans les premiers jours de leur initiation, il n’était pas rare que ses employés tournent de l’œil.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   Mer 26 Aoû - 14:00

«Un fax n’aurait pas suffi, non. J’ai pour mandat de ramener les corps avec moi.»

Toute cette mascarade sonnait faux aux oreilles de Robin…. Luce Leroy qui enlevait ses gants sans plus de cérémonie, vraiment? Ne manquait plus qu’elle s’agenouille et le comble du ridicule aurait été atteint. Lui-même ne comptait en rien arrêter ses activités. La jeune Saint-Côme lui criait de ne pas la laisser retourner dans cet enfer et il l’écouterait. Évidemment, en temps normal, il aurait suivi les procédures, comme d’habitude. Mais, à cet instant, son esprit divaguait largement. Il faudrait un élément déclencheur pour le ramener à la raison, quelque chose de trop logique… ou juste le temps. Tout était trop absurde en cet instant.

«Vous avez raison, l’odeur commence à me monter à la tête.», dit le Commissaire, sans perdre sa moue frustrée.

Robin fit alors volte-face et s’exclama : «Et écouter l’avis de Marchal et Saint-Côme ne vous intéresse pas, j’imagine?» Et, profitant que Luce Leroy soit loin du cadavre d’Éléonor, il s’y précipita sans lui laisser le temps de réagir, puis le retourna pour que tous puissent voir ses cicatrices au dos. «Comment des rats pourraient-ils laisser pareilles cicatrices et les avoir tuer, hein?» Il s’adressait aux deux adultes, mais regardait intensément le policier. Toutes ses vigilantes précautions étaient maintenant loin dans sa tête. Si les corps partaient, ils emporteraient avec eux le mystère des indésirables et, cela, le jeune hacker ne pouvait se résoudre à l’accepter.

«Mais… de quels rats parlez-vous?»

«De ceux qui ont tué ces trois adolescents!!»Robin semblait totalement hors de lui. Son regard était globuleux et éjecté de sang. «… De ce que vous essayez de cacher si évidemment!», posant cette fois son regard sur Mme Leroy. Il passa ses doigts sur les fameuses cicatrices et sursauta… Il s’était attendu à des ouvertures, celles que venaient tout juste de faire sa patronne, mais il ne rencontra que des ondulations et une texture rugueuse.  «Mais… mais……», balbutia-t-il, totalement pris au dépourvu. Merde… quelque chose ne tournait pas rond. Et il ne comprenait plus rien.
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MessageSujet: Re: [PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs   

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[PV Luce] L'embaumement et ses (dé)plaisirs
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